‹ La cathédrale de ReimsChapitre 64 sur 82 · LIX. — Détail de la figure 2 de la planche pré · texte numérisé non relu

LIX. — Détail de la figure 2 de la planche pré

Dissimulée par les arcs-boutants et les chapelles, cette figure est presque invisible du sol ; c'est pourtant

elle qui est désignée comme représentant saint Louis ; nous ne saurions aucunement admettre cette désignation,

ni même la ressemblance acceptée par l'abbé Cerf et M. Demaison avec telle ou telle figure contemporaine. Aucune

figure sculptée, du reste, à notre avis, ni celle de Saint-Vincent de Carcassonne, ni celle des clefs de voüûte de Saint- Germain-en-Laye, images supposées de saint Louis, ne saurait nous offrir de précision et d'authenticité véritable. Mais, sinon dans l'intention, du moins dans la réalisation artistique, on sent ici une création d’une individualité

déjà saisissante et l’une des figures les plus précoces qui puissent marquer l'avènement du naturalisme EX. — Croisillon septentrional. Tour gauche, face Nord. Détail de la figure de roi, voisine de la rose (voir le profil pl. XLIX).

Désignée sans preuve et sans raison comme Philippe Auguste, celle-ci présente également dans le visage

un caractère d'étude naturaliste évidente. Les joues creuses, la bouche fine et volontaire, les yeux enfoncés sous des

sourcils saillants donnent un type individuel accusé avec une maîtrise incontestable. On y sent cependant un peu comme une formule qui s'est répétée dans certains ateliers contemporains et que l’on retrouve presque identique dans le beau cavalier de l’intérieur de la cathédrale de Bamberg qui est censé représenter l'empereur Conrad III: ce rapprochement est même un des plus notables qui soient entre l’œuvre des ateliers rémois et celle des ateliers saxons.

Mutilations dans la draperie.

EXT. — x. Croisillon septentrional. Tour gauche, face Est.

Page 1