‹ La cathédrale de StrasbourgChapitre 12 sur 17 · CHANOINES-PRÉLATS DOMICILIAIRES · texte numérisé non relu

CHANOINES-PRÉLATS DOMICILIAIRES

(130) i° Maximilien-Joseph-Jules-Marie, comte de Kœnigsegg-Rotenfels, chanoine de Cologne.

(140) 20 Louis-Gonzague-François-Xavier, comte de Kœnigsegg-Aulendorf, chanoine de Cologne.

(15°) 3° François-Xavier, évêque de Gurck, Prince du saint Empire romain, comte ancien de Salm-Reifferscheidt, grand comte capitulaire de Cologne et de Salzbourg, olirn auditeur de Rote.

(i6°) 40 Charles-Joseph-Ernest-Justin, Prince de Hohenlohe-Waldenbourg-Bartenstein, chanoine de Cologne.

(17°) 50 Vacant.

(180) 6° Antoine-Eusèbe, comte de Kœnigsegg-Aulendorf, chanoine de Cologne.

(190) 70 Louis-Victor-Meriadec, Prince de Rohan-Guéménée.

(20°) 8° François-Guillaume, comte de Salm-Reifferscheidt-Bedbur.

(210) 9° Guillaume-Florentin-Frédéric-Marie-Jean-Népomucène, Prince de Salm-Salm.

(220) iou Charles, comte Truchsess de Zeil-Wurzach.

(23°) ii° Louis-Charles-Frédéric-François, Prince de Croy.

(240) 12° Louis-Henri-Armand de Rohan-Rochefort.

• Au point de vue des titres il n’y avait rien à dire, et le Chapitre de Strasbourg pouvait se vanter d’être resté jusqu’à la fin le « plus noble de la Chrétienté. i> Encore n’y trouvons-nous plus, ni les La Tour d’Auvergne, ni les Lorrains qui y figuraient quelques années auparavant et dont le souvenir se rattache aux beaux hôtels qu’ils s’étaient bâtis: la Grande-Prévôté avec ses deux tourelles en encorbellement et dont le fronton nous montrait jusqu’en 1875 , le glorieux écusson des La Tour d'Auvergne; puis l’évêché actuel, l'ancien Henncbergerhof rebâti en 1727 et devenu le Doyenné , habité, jusqu’en 1788, par le prince Camille de Lorraine, prince de Lambesc, ensuite par le prince de la Trémoille, son successeur, enfin par le maréchal de Luckner dont le nom lui était resté jusque vers les années 1850.

Au point de vue moral, le Grand-Chapitre a laissé le glorieux souvenir de la fidélité avec laquelle il s’est groupé autour de ses évêques au XVIIe et au XVIIIe siècles. Deux hommes surtout se distinguèrent : ce furent les Grands-Doyens baron François de Créhange, un vaillant enfant de la Lorraine qui avait été le bras droit du cardinal Charles de Lorraine, et le comte Hermann-Adolphe de Salm qui porta vaillamment le poids de toute l’administration et de la défense du diocèse pendant une partie de la guerre de Trente ans.

De leur côté les Rohan ont laissé comme souvenir en Alsace le château de Saverne, et celui de Strasbourg où va reparaître leur écusson effacé depuis cent ans, enfin le Grand-Séminaire, rendu à sa destination primitive depuis 182 j grâce à l'intervention du prince de Croy, Grand-Aumônier de France et évêque de Strasbourg, dont le nom figurait parmi ceux des derniers chanoines de la Cathédrale.

La disparition du Grand-Chapitre coïncide avec l’explosion de la Révolution à laquelle nous allons consacrer les pages suivantes, où nous verrons l’histoire de la Cathédrale jusqu’en 1801.

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