‹ La cathédrale de StrasbourgChapitre 50 sur 58 · I. Voir p. 35, ce qui concerne les Roraffen · texte numérisé non relu

I. Voir p. 35, ce qui concerne les Roraffen

rine, au-dessous desquelles cinq petites niches abritent les bustes du Christ et des Apôtres ; sur le côté intérieur des deux volets sont figurés en relief la Naissance du Christ et l'Adoration des Mages; à l'extérieur, en peinture, saint Corneille, pape, saint Pancrace et sainte Catherine.

Il faut signaler aussi le somptueux autel de la chapelle Saint-Laurent, élevé, en partie à leurs frais, par huit menuisiers qui étaient venus s'établir à Strasbourg à la suite des armées de Louis XIV.

Le maître-autel est l'ancien autel de Massol (1765), mais qui, après avoir été démoli pendant la Révolution, fut reconstruit, plus modeste qu'à l'origine, en 1 807-1809.

Le groupe du « Mont des Oliviers » * . — Entre la chapelle Sainte-Catherine et la partie de la clôture ogivale du xviii'' siècle qui aboutit, de ce côté, au portail de l'Horloge se trouve une petite chapelle, consacrée à saint Michel, qui contient un célèbre groupe de pierre : Le Mont des Oliviers. Il date de la fin du XV* siècle : un bourgeois de Strasbourg, Nicolas Rœder, le fît ériger au cimetière derrière l'église Saint-Thomas en 1498. Au commencement de la Réforme, ce groupe fut transporté dans une maison de béguines de la rue Sainte-Elisabeth. Depuis 1667, il est à la cathédrale, où il eut sa place successivement dans la chapelle Sainte-Catherine, dans la crypte, et enfin dans la chapelle qui l'abrite actuellement.

L'œuvre se compose de plusieurs statues au premier plan, et, plus loin, de nombreux personnages en relief. Les statues sont celles du Christ à genoux, de l'ange, sur un rocher, qui lui montre le calice, et des trois disciples endormis. Les

r. Outre PiToji, Kraus, Meyer-Altoha, oiiv. cités, voir : L. Schneeoans, L'église de Saint-Thomas d Strasboarg, Strasbourg, Schuler, iS^a, in-8°.

personnages en relief représentent, guidés par Judas, les soldats et le peuple descendant de Jérusalem, dont on aperçoit, •en haut, au fond, les maisons et les tours. La belle sérénité douloureuse du Christ en prière, l'agitation de la foule qui se presse, curieuse et haineuse, donnent à cet ensemble beaucoup de grandeur et de vie.

L'horloge^. — Une première horloge, construite en i352, — peu après celle de Padoue, avant celle de Paris (l'horloge de la tour du Palais), — était placée dans le croisillon sud, comme l'horloge actuelle, mais au mur ouest; on voit encore, dans le mur qui fait face à l'horloge d'aujourd'hui, les consoles en pierre qui servaient à soutenir l'ancienne. Cette première horloge offrait déjà quelques-unes des curiosités qui se sont transmises dans les horloges suivantes, sous une forme identique ou analogue : le coq chantant et battant des ailes, trois mages s'inclinant, au coup de midi, devant la Vierge. Le défaut d'entretien, la rouille finirent par paralyser le mouvement, et, en 1547, l'CEuvre Notre-Dame décida la construction d'une horloge nouvelle.

Par suite de divers incidents, le projet ne reçut d'abord

I. Projet pour la réparation, le perfectionnement ou la construction à neuf de .l'horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg, par M. Schwilguk, artiste mécanicien, horloger et professeur de mathématiques, dans : Journal de la Société des Sciences, arts et agriculture du Bas-Bhin, 1837. — Fargeaud, iRapport à la Section des Sciences physiques et mathématiques, db Cusst, Rapport à la Section des Beaux-Arts, dans : Congrès Scientifique de France, (lo* Session, Strasbourg, 18^2), Paris, Derache, i843, 2 vol. in-8". — "Ch. Schwilgué, Description abrégée de l'horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg. Strasbourg, Dannbach, iSlxlx, petit in-12. — A. Stolbkrg, Tobias Stimmers Malereien an der astronomischen Mûnsteruhr zu Strassbarg, •Strasbourg, Heitz, 1898, in-8° ; — Tobias Stimmer, sein Leben und seine Werfee, Strasbourg, Heitz, 1901, in-8°.

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