I. « Gentilshommes
qui les décèle, dans l'édifice, entre les monogrammes d'Ulrich, lesquels commencent juste au-dessus de la plate- forme pour aller jusqu'à l'extrémité des hautes fenêtres, — et ceux de Jean Hiiltz, qui commencent immédiatement après. Les Juncker de Prag se trouvent seulement mêlés à la vague histoire d'une statue de la Vierge douloureuse — « tristem imaginem beatœ Virginis » , dit le Livre des Bienfaiteurs — qui fut transportée de Prague à Strasbourg au commencement du xv** siècle, offerte à la cathédrale par un appareilleur de l'Œuvre, Conrad de Frankenburg, installée dans une niche du « grand pilier au-dessous et derrière les grandes orgues » * , — et dont ces artistes furent, suivant quelques-uns, les auteurs. On les reconnaît aussi dans une médaille célèbre-, mais frappée près de deux siècles plus tard : d'un côté, la cathédrale, avec ces mots : Turris Argentoraiensis, de l'autre, trois cavaliers en costumes romains, avec ces mots : Die drei Junckherren von Brag (sic), i565. Témoignages qui ne sont que traditionnels, donc insuffisants pour qu'on puisse attribuer aux Juncker de Prag un rôle important et précis, mais qui n'excluent pas la possibilité d'une collaboration, sous une forme indéterminée: soit qu'ils aient fait l'intérim d'Ulrich d'Ensingen au cours des années i4o2-i4iA. où le maître d'œuvre retourna peut-être à Ulm, soit qu'ils aient été ses aides, travaillant en sous-ordre à l'édification de la tour octogone; peut-être même leur nom se serait-il, comme on l'a supposé récemment', plus