‹ La cathédrale de StrasbourgChapitre 8 sur 58 · Deuio, ouv. cilé, p. i5o · texte numérisé non relu

Deuio, ouv. cilé, p. i5o

facilement uni à celui d'Ulrich, à cause des rapports existant entre les écoles de leurs pays respectifs, la Souabe et la Bohême ? Il est donc probable*, d'après les monogrammes comme d'après les comptes, et malgré la tradition relative aux Junckcr de Prag, que la direction de l'œuvre passa sans intermédiaire d'Ulrich d'Ensingen à Jean Hûltz de Cologne^. Le nouveau maître ne se crut d'ailleurs pas astreint à un scrupuleux respect de la pensée de son prédécesseur. On pouvait considérer la tour octogone comme terminée à la mort d'Ulrich ; Jean Hûltz y ajouta pourtant le petit étage supplémentaire au-dessus de l'arc des hautes fenêtres. Hûltz lui-même, du reste, varia sans doute dans ses conceptions. Un dessin de l'Œuvre Notre-Dame indique qu'une petite pyramide devait surmonter chacune des quatre tourelles ^ à escaliers qui flanquent la tour octogone, et l'on voit encore aujourd'hui, à l'intérieur des tourelles, des traces de la base des piliers destinés à ces pyramides; or, Jean Hûltz ne donna pas suite à ce projet de couronnement et termina carrément les tourelles. Mais l'activité de Jean Hûltz ne se borna pas à compléter la tour d'Ulrich. C'est à lui que revient l'honneur d'avoir donné à la cathédrale son aspect définitif : « Vollbringer des Hohen Thurns hier zu Strasburg » ^, disait son épitaphe voisine de celle d'Erwin et aujourd'hui disparue. En 1439, le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, on posa la croix et le bouton sur lequel s'éleva la statue de la Vierge.

I . La question a d'ailleurs provoqué de vives discussions (voir, par exemple, J.W. Ranck., Dos Slrassburger Munster and seine Baumeisler, Stuttgart, Greiner et Pfeiffer, i883, in- 18) et elle n'est peut-être pas absolument éclaircie.

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