‹ La Cathédrale de Trèves du IVe au XIXe siècleChapitre 26 sur 30 · III. — PÉRIODE POPPOYENNE (XIe SIÈCLE · texte numérisé non relu

III. — PÉRIODE POPPOYENNE (XIe SIÈCLE

Les travaux de cette période ont été parfaitement reconnus et décrits par M. l'architecte Schmidt i. Les fouilles ont démontré que l'archevêque Poppo visait à la plus extrême solidité, tous les piliers se trouvant reliés entre eux. en long comme en large, par de fortes substructions ; il en est de quatre pieds de largeur.

A part le frontispice de l'ouest peu modifié, et dont les xvc et xvie siècles ont exhaussé les tours, il ne reste guère de cette période, à l'intérieur du monument, que de la grosse construction, réduite aux deux tiers de sa hauteur primitive, par le voûtement de la période suivante. Le sol du monument surhaussait de quatre pieds le sol romain.

IV. — PÉRIODE ROMANE DES ARCHEVÊQUES HILLIN ET JEAN (XIIe SIÈCLE).

Au pays de Trêves, durant la deuxième moitié du xne siècle, l'art local diffère en ses tendances de l'art rhénan contemporain, diversement influencé; il emploie des formes, des motifs qui caractérisent le style roman avancé, en leur en adjoignant d'autres isolément empruntés au style gothique (Kugler) . Aussi voyons-nous, sous les archevêques Hillin et Jean, l'art trévirois obéir en quelque sorte simultanément à la double impulsion des deux grands systèmes architcctoniques du moyen âge, et nous faire assister à un remarquable travail de transformation. — Par ses relations incessantes avec les religieux de Cîteaux, ces missionnaires de l'art gothique en Allemagne, et par ses voyages en France, Hillin était l'homme à pouvoir rêver le voûtement intégral de sa métropole, l'addition d'une abside orientale, de forme polygonale et flanquée de contre-forts, double innovation pour l'époque et la contrée. Il en faut conclure à l'influence gothique française , influence ultérieurement manifeste alors que Téglise Notre-Dame de Trêves adopte pour type l'église

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