‹ La Cathédrale de Trèves du IVe au XIXe siècleChapitre 27 sur 30 · Voyez pages 13, 14 et 73 de notre travail · texte numérisé non relu

Voyez pages 13, 14 et 73 de notre travail

abbatiale de Saint-Yved de Braine. — C'est au plus tôt en 1162, au plus tard en 1165, qu'Hillin a dû entreprendre les travaux interrompus à sa mort. — Les textes lui attribuent le plan, la construction de la crypte orientale, et la construction de l'abside jusqu'à une certaine hauteur. Nous croyons qu'Hillin opéra tout à la fois hors œuvre et dans œuvre, c'est-à-dire en laissant subsister provisoirement le mur d'enceinte romain oriental ; partant qu'il convient lui attribuer en plus : la crypte sous le chœur, — le rez-de-chaussée des tours, — le voûtement des collatéraux (moins en partie les travées collatérales du chœur de l'ouest), — l'entreprise du voûtement de la grande nef, jusque vers l'appui des galeries environ. Nous le croyons d'autant plus, qu'il semble difficile d'admettre, qu'après avoir achevé le chœur et exécuté son ornementation sculptée, on.se soit mis à épeler dans les nefs le chapiteau corinthien et à loger des colonnettes en porte- à-faux, solécisme atténué et corrigé dans le cours du voûtement. — L'achèvement intégral revient à l'archevêque Jean ; mais attendu l'affluence populaire que devait attirer l'exhibition de la sainte robe, le dôme devait être terminé, murs et voûte, en 1196, et dès lors, l'œuvre entière menée à bonne fin à l'avènement du xii" siècle. Il résulterait de la part plus large faite à l'archevêque Hillin que l'arc brisé, comme élément de voûte, apparaîtrait à Trêves dès Ta sixième décade du xne siècle. Les groupes de quatre colonnes romanes, respectivement doublées et accouplées, et cernant sans adhérence un fût central carré, partant de fond diagonalement ( chapelle de la Vierge), nous semblent provenir de l'une des cathèdres épiscopales érigées par l'archevêque Jean.

Il reste de cette période tout ce qu'a épargné la destructive razia du fait de l'électeur Franz Ludwig.

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