‹ La cathédrale Notre-Dame de LaonChapitre 23 sur 72 · IÎ · texte numérisé non relu

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entre ses doigts les boules de Tantiquc abaque ou machine à compter.

VI. La sixième (/), r première figurine de droite, personnifie la Médecine^ qui tient élevé à contrelumière le fameux urinai de verre si souvent employé et questionné par les Esculapes des vieux âges.

Vn. La septième (g), c c'est |a Teinture sous la figure d'un homme âgé et barbu qui trace au pinceau, ou au crayon, ou au burin, des lignes sur une table pentagonale.

VIIL « Dans la huitième statuette (h) on reconnaît facilement la Géométrie qui, à l'aide du compas, mesure, détermine et fixe les distances.

IX. Dans la neuvième (/) « est représentée VAstronomiey levant dans ses deux mains, suivant certains, le globe du monde partagé par un trait horizontal et brisé, une sorte de ligne équatoriale, suivant un des systèmes d'alors, ce qui aurait porté ces savants à croire que, dès la fin du XII* siècle, on aurait déjà complété le système inachevé de Ptolémée sur la figure de la terre, tenue dès lors pour un sphéroïde ; mais il ne faut voir là que la ligne circulaire d'un astrolabe ou planisphère partagé par Técliptique.

X. La dixième figure (/), « la Musique^ est personnifiée par cette femme qui^ d'un plectrum ou baguette tenue par la main gauche, va toucher un jeu de cinq clochettes suspendues en l'air à une tringle de fer, un carillon à main appelé cymbalum au neuvième siècle, flagellum au dixième, tintinna-

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bulum aux onzième et douzième pendant lesquels, selon Gérhart, ce carillon se composait de huit clochettes donnant l'accord parfait : la, si, ut, ré, mi, fa, sol, la.

La troisième voussure est couverte d'animaux fantastiques (dragons) ; la quatrième, de feuilles et de fruits déUcatement travaillés.

m. Fenêtre de droite.

« La grande fenêtre de droite n'est ni moins ouvragée, ni moins curieuse par le décor de son archivolte. Elle a été non moins bien étudiée et décrite dans ses nombreux détails par Melleville et par Viollet-Leduc. Cette archivolte, comme celle de la fenêtre de gauche, se divise en quatre plans ou cordons illustrés » (i).

Sur le premier, ce sont des aigles aux ailes déployées ; sur le troisième, des oiseaux perchés sur un pied de vigne dont ils mangent les raisins ; sur le quatrième, des rinceaux. « C'est sur le second que toute une grande scène à personnages se déroule à droite et à gauche. La Création du monde (2) y lait symétrie à l'assemblée des Arts libéraux. »

L La première statuette représente « Dieu, pensant à l'œuvre (/) à laquelle il va se livrer (3) ; il compte sur SCS doigts et semble supputer le nombre de

(i) Fleury, Antiq. et Mon., tom. III, pag. 215 et suiv.

(2) Miroir naturel.

(3) Voir la gravure précédente (Arts libéraux)

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jours qu'il lui faudra pour terminer son ouvrage (i).

IL La' seconde statuette, placée au-dessus de la première, rappelle le commencement de la création. Dieu crée les anges^ dont les neuf chœurs (i) sont représentés par neuf têtes d'hommes, et il tire du chaos primordial, figuré par des ondulations, la lumière que représente un petit nuage s'élevant au-dessus de ces ondulations.

III. Dans le troisième compartiment, Dieu crée le firmament et o sépare la terre des eaux m (i).

IV. Dans le quatrième, il crée les végétaux qu'on voit entre ses mains sous forme d'arbres.

V. Dans le cinquième, ce sont les astres, le soleil, la lune et les étoiles.

VI. Dans le sixième, il crée les poissons et les oiseaux. VIL Dans le septième, les quadrupèdes qu'on voit à

ses pieds et Vhomme^ dont il touche le visage d'une main et qu'il établit roi de la création en lui montrant les animaux accroupis devant lui.

Vin. « Dans le huitième, Dieu est assis et dort (m), la tête appuyée sur un bâton » (i). C'est la traduction naïve de ce passage de l'Ecriture : « Le septième jour, après avoir achevé son œuvre, il se reposa — Requievit die septimo ab universo opère quod patrârat » (2).

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