‹ La cathédrale Notre-Dame de LaonChapitre 24 sur 72 · IX. « Le septième sujet représente des anges et des · texte numérisé non relu

IX. « Le septième sujet représente des anges et des

(1) Viollet-Leduc, Diction, raisonné de V architecture française, Xom. IV, art. Création, pag 570 et 371.

(2) Genèse, II, i.

hommes qui adorent Dieu ; celui-ci paraît admirer son œuvre » (i).

X. € Le dixième sujet indique la destinée humaine. Un personnage de grande taille, couronné, porte sur ses genoux deux autres petits personnages, également couronnés, qui l'adorent. Deux anges apportent des couronnes à droite et à gauche du personnage principal : ce sont les élus réfugiés dans le sein de Dieu, les justes récompensés dans le ciel. Sous ses pieds, une grosse tête de démon dévore un homme nu : c'est l'enfer et ses victimes (2) », les pécheurs condamnés aux supplices éternels (3).

(i) Viollet-Leduc, Ouvrage déjà cité.

(2) Fleurt, %Antiq^ et Monum. Tom. III, pag. 218.

()) Dans le remarquable ouvrage qu*il vient de publier sur V*Art T(eligieux du XIII* siècle en France (Arm. Q>Iiny 1902), M. Emile Mâle a fait une large et honorable place à Ticonographîe de la cathédrale de Laon. Je regrette vivement que ce livre ait paru trop tard pour me permettre d*en tirer parti dans la description du grand portail. Toutefois, puisqu*il en est temps encore, je veux au moins, avant d*aller plus loin, signaler les différences que j*ai relevées, dans Tidentification des sculptures du portail de gauche, entre les interprétations de M. Mâle et celles que j*ai données moi-même précédemment page 7) et suivantes.

Dans la $■»• voussure la première statuette à gauche ne serait, malgré les apparences, ni Suzanne, ni la sibylle de Perse, ui une femme quelconque, mais Daniel écrasant sous ses pieds le dragon qu*adoraient les Babyloniens (L'Art Religieux du XIII* siècle^ page 179). Le personnage placé sous la Porte close (même voussure, i*' sujet à droite), n*est autre, comme d'ailleurs je l'avais conjecturé page 82, que le prophète Éiécbiel. Dans la 4"^ et dernière voussure, sur la droite du spectateur, la scène du sacre dans laquelle j'avais cru reconnaître le sacre de David, serait un sujet purement figuratif et symboliserait la royauté de J.-C, La statuette qui vient immédiatement au-dessous et que j'ai nommée la Loi divine, représenterait la Sibylle Erythrée (V%Art Relig., pag. 181 et 380) et l'inscription ht p. secla futurus serait « la fin de vers empruntée à

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Le deuxième étage du portail se termine par une corniche ornée de feuilles et surélevée au milieu.

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