‹ La cathédrale Notre-Dame de LaonChapitre 36 sur 72 · II. — Les collatéraux · texte numérisé non relu

II. — Les collatéraux

Les collatéraux ou bas-côtés qui accompagnent la nef principale, sont relativement étroitset peu élevés. Leurs voûtes s'appuient d'une part sur le chapiteau des grosses colonnes, de l'autre sur des faisceaux de colonnes d'un diamètre plus ou moins grand selon l'importance des arcs qu'elles soutiennent.

Primitivement dans toute l'église, les murs des collatéraux étaient ornés, à la partie inférieure de chaque travée, de deux arcatures ogivales au-dessus desquelles s'ouvrait une fenêtre accompagnée de part et d'autre de colonnettes annelées. Cette disposition très simple, mais très harmonieuse et qui devait produire le meilleur effet, a disparu dans presque tout l'édifice ; une grande ouverture ogivale percée au moment de la construction des chapelles (fin XIII* siècle et XIV*), l'a remplacée. Elle existe cependant encore dans les premières travées de la nef, dans le transept et dans quelques parties du chœur. On pourrait même dire aujourd'hui qu'on la retrouve, en grande partie du moins, dans toute la nef, car les architectes restaurateurs, s'inspirant du plan primitif. Tout reproduite autant que le permettait la nécessité de ménager une ouverture entre les chapelles et les collatéraux.

Dans toute cette partie de l'édifice, les bases des colonnes sont carrées et presque toutes sans pattes ou griffes, les chapiteaux généralement simples, mais de forme élégante, les tailloirs carrés, et les clefs de voûte ornées de petits fleurons très variés.

Une disposition désagréable à l'œil se remarque

dans les voûtes des bas-côtés. Le point d'intersection des arcs diagonaux ou clef de voûte et le sommet des arcs doubleaux se trouvent sur deux axes différents, ce qui fait paraître les allées latérales comme disposées en zig-zag. Ce vice provient de ce que, du côté de la nef, les trois arcs des voûtes reposent sur la même ligne droite, tandis que, de l'autre côté, ils s'appuient sur des colonnes placées sur des plans différents, l'arc doubleau* sur la colonne qui est le plus en saillie, les croisées d'ogives, sur des colonnes placées sensiblement en arrière.

On remarque encore que dans les cinq dernières travées les plus rapprochies du transept, les clefe de voûte sont sensiblement plus élevées que le sommet des arcs doubleaux, ce qui forme au-dessus de chaque travée une espèce de petit dôme ou plutôt une voûte d'arête en manière de dôme. Cette disposition indiquerait, comme il a été dit précédemment (page 35), que cette partie des bas-côtés est un peu plus ancienne que les sept travées les plus rapprochées du portail, dans lesquelles les sommets de tous les arcs sont au même niveau.

Un simple cordon termine et couronne le rez-dechaussée de la nef.

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