‹ La cathédrale Notre-Dame de LaonChapitre 49 sur 72 · Pierre de Liéroult ou Siéroult ? Pierre du pays · texte numérisé non relu

Pierre de Liéroult ou Siéroult ? Pierre du pays

2™ 20 X I*" 39. L'effigie représente un chanoine en chasuble^ les mains jointes, abrité sous un riche portique de style flamboyant. Inscription placée autour de la dalle : « Cy gist noble et scientifique personne maistre Pierre de Liéroult (ou Siéroult'), docteur en thco' logiey natif de Maigny^ diocèse de Rouen, en son vivant prebtre chanoine de céans, curé audit Maigny etdeSaint- Marcial en la cité de Paris, qui trespassa le XI jour du moys de may Fan mil V^ XXV {1^2^), Prie^i T)ieti. pour luy, Palernoster, »

6. Nicole Gafnelin. Pierre du pays, 3*" X i" 48. Les dessins de cette pierre sont presque complètement effacés ; on peut toutefois voir encore un côté de l'inscription, les principales lignes de Teffigie de défunt, sa tête coiffée de l'aumusse et ses mains jointes ; la tête et lés mains sont en marbre blanc^ l'aumusse en marbre noir. Inscription : « Cy gist vénérable et discretle personne maistre Nicole Gamelin, en son vivant preblre chanoine de céans et de Sainct Pierre au marché, scelleur de Mons"" le cardinal Ave Maria ».

Je signalerai enfin dans le transept, sous la lanterne, près de la pierre tombale de M^"" de Clermont, une ancienne table d'autel en schiste ardoisier qui devait, avant d'être coupée, mesurer 2™ 60 de longueur sur i"" de Inrgeur. Les cinq croix de la consécration sont encore visibles. Deux autres pierres ayant eu la même destination, se trouvent près du portail du transept Sud ; elles sont en pierre du pays et un peu moins longues que la précédente ; presque toutes les croix de consécration ont été conservées.

VIL — La salle capitulaire.

Cette importante annexe de la cathédrale est reliée au transept méridional, à TOuest duquel elle s'élève, par un petit couloir, dont la porte se trouve à Tintérieur sous la tour de l'horloge et tout près de la façade.

Construite selon toute apparence au commencement du Xni« siècle, cette salle affecte la forme d'un rectangle et mesure onze mètres cinquante centimètres de long, huit mètres dix centimètres de large et six mètres soixante-quinze centimètres de haut à la clef de voûte. On n'y voit aucune colonne et les nervures de sa voûte ogivale, pleine de hardiesse et de légèreté, reposent, à peine à un mètre du sol, sur des culs-delampes fleuris. Elle est éclairée de deux côtés seulement par de hautes lancettes, ordinairement réunies deux à deux.

Plusieurs tableaux ornent cette salle. Parmi les meilleurs^ on distingue la Mort de Nolre-Seignetir sur la croix ^ mais surtout les deux grandes toiles de ^er/hélemy (i), peintre laonnois d'une certaine réputation à la fin du siècle dernier. L'une et l'autre représentent Y Assomption de la Très Sainte Vierge.

La première, haute de quatre mètres vingt centimètres et large de deux mètres soixante centimètres^ est signée à droite : « Berthélemy, 1790 » Elle fut peinte pour l'abbaye du Sauvoir-sous-Laon ; la sainte Vierge y est figurée agenouillée sur les nuages, les bras ouverts, les regards vers le citl et soutenue par les

(i) Berthélemy, Jean-Simon, naquit à Laon le 5 mars 1743 et mourut à Paris le i" mars 1811.

anges. En bas, autour du tombeau couvert d'une draperie et de roses, on voit divers personnages, les apôtres, de grandeur naturelle et dans des attitudes pleines de respect.

La seconde toile, haute de quatre mètres, large de deux, est signée à gauche : « Berthélemy, 1766 ». Elle appartenait à l'abbaye de Vauclair avant la Révolution* Dans le haut, la sainte Vierge, entourée d'anges, monte au ciel ; dans le bas, autour de son tombeau, plusieurs personnages dans des attitudes variées de respect et d'étonnement.

Un autre tableau de moindres proportions, mais qui a du moins le mérite de rappeler un fait concernant l'hagiographie locale, représente Varrhée à Laon de sainte Salaberge^ fondatrice du monastère de Saint-Jean (la préfecture actuelle), vers le milieu du VII* siècle. La sainte abbesse est reçue avec ses compagnes par l'évêque Attila (i), qui s'est avancé à sa rencontre avec les membres de son clergé, les notables de la ville et une grande foule de peuple.

(i) Attila, Attola ou Attilon fut évêque de Laon de 653 à 666 environ. II succéda k. saint Canoël.

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