SI
de leur aplomb. Les habitants effrayés s'enfuient. Toutefois on ne constate aucun dégât très sérieux (i).
m. — Dix-huitième siècle. — Le commencement du XVni* siècle fut signalé par un accident qui aurait pu avoir les suites les plus désastreuses. Dans la nuit du 28 au 29 juin 1720, un orage mit le feu en plusieurs endroits de la charpente de l'église, et, comme l'eau arrivait difficilement à cette hauteur, le terrible élément menaçait de causer les plus grands ravages ; mais, grâce au dévouement de la population toute entière, oii put se rendre maître du feu. Une procession, qui subsista jusqu'à la Révolution, fut instituée pour remercier Dieu d'avoir, en cette périlleuse circonstance, préservé la cathédrale (2).
En 1750 on abattit, comme inutile, une flèche en bois élevée sur le commencement de tour qui se trouve au portail du Nord (3).
En 1789 éclate la Révolution. C'est pour la cathédrale la période la plus funeste. Non-seulement elle est fermée au culte catholique, dépouillée de ses richesses et de son précieux mobilier (1792) ; mais elle est affectée à la tenue des marchés aux grains et sert de halle pendant quelques semaines (1793) ; elle devient successivement temple de la déesse Raison (1793) et de l'Être suprême (1794) (4). Son existence même est, en ces tristes jours, sérieusement menacée.
(i) Mblleville, Hist. de l.aon, tom I, pag. lo).
(2) id. id. id. pag. 104.
(3) id. id. id. pag. 98.
(4) Voir, pour les détails, Le Clergé de V Aisne pendant la Révolution, par Fleurt.
Au grand portail, toutes les statues sont jetées à terre et brisées, toutes les figurines qui ornent les voussures, décapitées et mutilées. En vertu d'un arrêté qui avait ordonné le renversement des clochers, la flèche en pierre qui s'élevait sur la tour méridionale de la façade principale, une autre en bois qui faisait pendant à la tour de l'horloge sur le portail du Midi, tombent sous le marteau du plus stupide vandalisme (1793- 1794) ; es tours elles-mêmes sont à deux doigts de leur perte, car la municipalité de Laon, qui a toujours peur de ne pas faire assez mal, s'est demandé ce qu'il faut entendre au juste par le mot clocher. Est-ce la seule flèche terminale ou la tour et la flèche ensemble ? « L'affaire était ardue, dit Fleury fi), et le mot » méritait une définition. Comme le Conseil ne put » s'entendre, il demanda une interprétation à l'ad- » nistration départementale, dont le Directoire ne se » crut pas assez fort en linguistique pour décider la » question à lui seul et qui appela à son aide les » lumières spéciales de l'ingénieur en chct du dépar- » tement. Les quatre belles tours de la cathédrale, » ces sœurs jumelles qui avaient ensemble bravé la » fureur de tant d'ouragans, merveilles uniques au » monde d'élégance et de hardiesse, coururent un » grand danger ce jour-là. Heureusement pour elle, » l'ingénieur en chef était homme de goût et d'esprit. » Sans se compromettre, il sauva de la ruine les tours » menacées, en affirmant que leur démolition lui » paraissait compromettante pour la solidité du reste
(i) Antiq, et Monutn., tom. III, pag. 192.
Le portail de la cathédrale avant 179^
» de Tédifice et qu'il lui fallait une étude longue et » sérieuse avant de rien arrêter. Les républiques » passent et les belles tours de Notre-Dame vivent » encore plus solides que jamais, grâce à l'ingénieur » qui s'appelait Becquey de Beaupré, nom qu'il est » bon de conserver pour l'histoire de Tart et de l'ar- » chéologie. »
En 1795 (11 prairial) la cathédrale est rendue provisoirement au culte et fermée de nouveau en 1798. Rouverte le 25 décembre i799jlaloidu 18 germinal an X (8 avril 1802) y assurait définitivementetoffïciellement l'exercice du culte catholique, et «le 12 floréal an X (2 mai 1802J des vêpres solennelles y étaient célébrées ; les autorités civiles et militaires et les membres des tribunaux y assistaient ; cette vaste enceinte était insufiisante pour contenir la foule heureuse qui s'y pressait. Le Te Deutn fut chanté au milieu des salves d'artillerie. Jamais peut-être les cœurs ne s'élevèrent vers Dieu avec plus de ferveur et d'un plus commun accord. Mais les assistants ne purent surtout se défendre d'une profonde émotion, au moment où tous les prêtres qu'avait rassemblés cette auguste cérémonie, se jetant spontanément dans les bras l'un de l'autre, s'embrassèrent .avec effusion, en songeant sans doute à tant de malheureux frères qu'ils ne devaient plus revoir. Huit jours plus tard, toujours en présence des autorités, l'évêque de Soissons officiait en grande pompe dans cette même église • (i).
(i) DucHANGE, BulUt. de la Société académ. de Laon, tom. VI, pag.
rV.— Le dix-neuvième siècle. — On s^eflforça, pendant les premières années du XIX* siècle, de faire disparaître les traces qu'avait laissées dans la cathédrale l'orage révolutionnaire ; mais, hélas ! ce monument de la piété et du génie de nos pères ne retrouva pas son antique splendeur. Son siège épiscopal renversé ne fut pas rétabli ; son nombreux et puissant chapitre dispersé ne se réunit plus pour faire monter vers le ciel les notes graves et harmonieuses de la divine psalmodie ; de ses trésors, de ses précieux reliquaires, de ses vases sacrés d'or et d'argent^ de ses riches ornements, de ses magnifiques tentures, elle ne retrouva rien ! Sion desolaia !
Les chroniques signalent, au cours de ce siècle, les faits suivants :
En 1843, la cathédrale dont l'état de délabrement commençait à préoccuper les pouvoirs publics et la population de la ville, est déclarée monument historique de I" classe (i).
Le 7 mai 1844, la foudre éclate sur la petite flèche de la tour de l'horloge et y met le feu. L'incendie heureusement ne se propageant qu'avec lenteur, on peut l'éteindre et préserver l'édifice.
En 1857, par un bref portant la date du 10 mars, le pape Pie IX honorait l'église Notre-Dame du titre de Basilique mineure (2).
Pendant la guerre de 1870, le 9 septembre, la formidable explosion de la poudrière causa de sérieux dé-
(l) ^Archives dt la Fabrique,
(2) id.
gâts à la cathédrale. Les belles verrières du XIII* siècle qui ornent le chevet, furent ébranlées et en partie jetées à terre ; elles étaient irrémédiablement perdues sans le dévouement d'un ami de l'art, M. E. Midoux, qui eut la patience d'en ramasser les fragments épars sur le pavé et de les réunir. Ces débris ont été du plus grand secours pour la restauration de ces vitraux, accomplie de 1873 à 1875 aux frais de l'Etat.
Quelques années plus tard, en 1886, dans la nuit du 26 au 27 mai, la foudre tomba de nouveau sur la cathédrale. « Après avoir contourné le sommet de la tour du portail du Nord, elle descendit jusqu'à la rencontre de cette tour avec la terrasse du portail et alla se perdre au Sud de l'édifice près de l'ancien cloître, dans la cour de la Chambre des notaires. Dans cette course, le fluide électrique détacha du haut de la tour un certain nombre de pierres, entre autres une de 200 kilos qui, en tombant, effondra le toit d'une maison voisine ; il arracha également à l'angle de la terrasse et du côté gauche de la tour un bloc énorme de pierre dont les fragments furent précipités sur la place qui se trouve en avant de la façade » (i).
Mais ce qu'il y a de plus important à mentionner dans ce siècle, l'œuvre capitale, Tœuvre qui fera bénir par les générations futures tous ceux qui à un titre quelconque y ont contribué, ministres des Beaux- Arts, architectes, sculpteurs, entrepreneurs de travaux, artistes et ouvriers, c'est la restauration de cet incomparable monument.
(i) Journal de l'Aisne, 28 mai 1886.
FL — Restauration de la cathédrale.
Dans l'une des premières pages du chapitre qu'il a consacré à la cathédrale, Melleville écrivait en 1846: « Une chose plus malheureuse, c'est que la solidité de plusieurs de ses parties semble gravement compromise. Les deux piliers intérieurs qui soutiennent les tours du portail non-seulement font considérablement le ventre, mais encore celui de droite se fendille et s'écrase d'une manière sensible. Dans le haut, des murs continuent à s'ouvrir et à se disjoindre malgré les travaux de consolidation qu'on y a fait récemment. La tour du portail Sud oftre un surplomb considérable sur la rue du Cloître... Nous pourrions encore signaler plusieurs autres parties qui présentent des dégradations non moins considérables. Heureusement le gouvernement est venu en aide à la ville et au Conseil général, et des réparations importantes y sont exécutées chaque année à Irais communs » (i). Mais ces réparations, parce qu'elles n'étaient que partielles et n'allaient pas jusqu'à la racine du mal, n'auraient pu sauver de la ruine une construction aussi fortement ébranlée ; il fallait une restauration complète, restauration qui commençât par les fondements mêmes de l'édifice.
Cette oeuvre, « l'un des travaux d'architecture qui honorent le plus la France et notre siècle » (2), fut entreprise à la suite d'une visite de Léon Faucher,
(i) Histoire de la ville de Laottf tome i, page 102.
(2) Mgr Dehaisnes, La France artist. etnwnum., tom. IV, pag. 109.
ministre de l'intérieur, sous les auspices et avec les allocations de l'État, qui seul s'est chargé des frais de cette restauration et y a employé jusqu'à ce jour plus de quatre millions de francs.
Les travaux commencèrent le lundi 29 août 1853 sous la direction de l'un de nos plus habiles architectes de Paris, M. Boeswilwald, inspecteur général des monuments historiques. Pour donner une idée de la manière dont cet homme éminent s'est acquitté de sa noble et lourde tâche, je ne crois pouvoir mieux faire que de citer l'appréciation suivante d'une société artistique belge, la Gilde de S, Thomas et de S, Luc : € M. Boeswilwald a compris les merveilleuses beautés de la cathédrale de Laon et s'est attaché à la relever de ses ruines. Guidé par une connaissance approfondie de l'art du Moyen-Age, le nouveau maître de Pauvre a rétabli la magnifique basilique dans sa splendeur primitive avec une habileté à laquelle on est peu habitué. La restauration de cette cathédrale mérite d'être citée comme une des mieux réussies parmi celles qu'ont entreprises nos architectes contemporains... On se trouve en face d'un restaurateur intelligent et scrupuleux, qui a fait entrer dans son ouvrage le plus possible des anciennes pierres > (i). Rien, en effet, dans les dispositions générales de l'édifice n'a été changé, et seuls les mauvais matériaux ont été remplacés par de bons.
Lorsque le gros œuvre de la façade principale lut terminé, M. Boeswilwald fit appel, pour la restauration
(i) Bulletin de la 20* réunùm (1888)^ page 296.
sculpturale, à plusieurs ornemanistes expérimentés et particulièrement à un artiste, véritable héritier des statuaires du Moyen-Age, M. Geoffroy-Dechaume, j qui sut rendre à l'antique portail sa vivante physionomie : (T Son travail, a écrit M. CLoauET (i), est de tous points admirable, et bien des visiteurs seront impuissants à distinguer certaines statues modernes de 1 celles du XII' siècle ».
M. Boeswilwald mourut le 20 mars 1896, sans avoir vu la fin du gigantesque travail qu'il avait entrepris ; mais le gouvernement, toujours bienveillant et généreux pour la cathédrale, donna pour successeur à ce premier maître de Pauvre un autre architecte de Paris, connu lui aussi par ses travaux et par sa grande science de Tart du Moyen-Age. Entré en fonctions le 29 janvier 1897, M. Sauvageot poursuit la réparation de l'église N.-D. avec le même -^ zèle et, j'ajouterai, avec plus de scrupule encore que son prédécesseur, car partout où la solidité de l'édifice n'en est pas sérieusement compromise, il laisse en place et telles qu'elles sont, les pierres et les sculptures mutilées par l'action du temps ou la main des hommes, au risque de choquer les amateurs de neuf et de symétrie.
Après ces grands artistes dont le nom restera à jamais attaché à la restauration de la cathédrale, une mention toute particulière est due à M. l'architecte Gauthier, qui, depuis 1853 jusqu'à nos jours, a surveillé et surveille l'exécution des travaux avec un soin et un zèle dignes d'éloges.
(i) L. ChoauETf Les grandes cathédrales du tnonde catholique, pag. 150.
Cest, ai-je dit plus haut, le 29 août 1853 ^"^ ^^^ ouvriers se mirent à l'œuvre. Ils commencèrent par les parties les plus ébranlées, la laçade principale tout d'abord et ensuite les premières travées de la nef. Des tranchées furent ouvertes à l'intérieur de l'église, au pied des tours, afin qu'on put se rendre compte de l'état des fondations. Après examen, les substructions furent ou refaites ou consolidées, suivant le besoin, et successivement, étage par étage, assise par assise, on arriva, après bien des années, au sommet des tours, en 1863 pour la tour du Midi, vers 1870 pour la tour du Nord (i).
Les cloches qui se trouvaient dans cette dernière tour furent démontées et descendues au mois de juin 1856. Les trois plus grosses furent déposées dans le transept Nord et les deux plus petites remontées provisoirement pour le service paroissial dans la tour inachevée du transept Sud. Le 26 février 1864, la. grosse cloche fut replacée dans la tour Nord du grand portail pour le sacre de Mgr Dours, évêque de Soissons et Laon, cérémonie qui fut célébrée très solennellement et avec un immense concours de peuple, le dimanche 13 mars 1864 (2). Les autres cloches ne reprirent définitivement leur place dans cette même tour qu'au mois de juillet 1869 (3).
f La sculpture des bas-reliefs et des statues des trois porches fut commencée en 1873 et terminéeen 1886. La nef avec ses bas-côtés, ses galeries et ses voûtes
(i) Ces dates et les suivantes ont été emprantées au Journal de M. Tarchitecte Gauthier et aux registres de l'appareilleur M. A. Piéplu.
(2) Journal de VAisnet 27 février 1864 et jours suivants.
{%) Archives de la Fabrique ; Journal de l'Aisne^ 18 juillet 1869,
fut réparée de 1859a 1875 ;sa charpente en fer et sa nouvelle toiture furent posées en 1873.
Au mois de mars 1857, des fouilles ayant été faites dans le chœur, on découvrit les substruciions de l'ancienne abside polygonale.
La lanterne, ou dôme central, fut restaurée Je 1876 à 1879, les chapelles du côté Nord de la nef à la même époque, celle du côté Sud, de 1878 à 1882 ; les parties hautes du chœur et du transept à Textérieur, de 188 1 à 1884 ; la chapelle des Reliques, le dallage qui couvre cette chapelle et la sacristie, de 1885 à 1888 ; la chapelle des Fonts, de 1886 à 1888 ; les parties supérieures des chapelles qui s'élèvent à chaque extrémité du transept, de 1887 à 1889, le rez-dechaussée de ces chapelles avait été réparé antérieurement. Le chœur fut restauré à l'intérieur, de 1888 à 1895 ; sa charpente en fer et sa toiture datent de 1892. Les parties inférieures de la tour de l'horloge furent refaites de 1889 à 1892 ; le haut de la tour inachevée qui s'élève à l'extrémité du transept méridional, de 1890 a 189 1 ; la chapelle du rez-de-chaussèe de la tour Saint-Paul, de 1891 à 1892 ; les chapelles du côté Nord du chœur, de 1892 à 1896 ; la tribune du transept Sud, en 1894 ; Tintérieur du chevet avec les escaUers des tourelles, de 1896 à 1897, l'extérieur avait été réparé à diverses reprises de 1860 à 1875. La restauration du transept Sud à l'intérieur date de 1897 à 1899 et celle des chapelles du chœur, côté du Midi, de 1899 à 1902. A l'heure présente (1902) on achève la dernière de ces chapelles, celle qui touche au chevet de l'église, et il reste encore à
réparer plusieurs parties importantes de Tédifice, notamment le portail qui termine le transept Sud, et toute la partie supérieure de la tour de l'horloge, l'extrémité du transept Nord avec son portail et le haut de la tour Saint-Paul.
Malgré les difficultés et les dangers inhérents à ces travaux de restauration, le Journal de M. l'architecte Gauthier ne signale, pendant cet espace d'un demisiècle, que peu d'accidents arrivés aux ouvriers. Quelques-uns seulement furent suivis de mort.
Je ne puis, avant de terminer cet aperçu historique, ne pas dire un mot des améliorations considérables, apportées au mobilier de la cathédrale dans ces dernières années. Grâce au zèle et au goût sûr et délicat de Mgr Bâton, curé-archiprêtre (i), grâce au concours intelligent du Conseil de Fabrique, l'église s'est enrichie de nombreux ornements sacerdotaux, de reliquaires (1885), de vases sacrés ornés de diamants, de perles et de pierres précieuses, de deux autels érigés (1888) au chevet de l'église^ à l'extrémité des collatéraux du chœur ; au-dessus de ces autels, des verrières, style XIII' siècle, ont été posées vers la même époque. La belle et haute grille en fer forgé qui entoure le sanctuaire, commencée en 1874, est terminée en 1879 ; l'ancienne grille qui séparait le chœur et la nef, est restaurée et reprend sa place (1887) ; une
(i) Mgt' Bâton, curé de la cathédrale depuis 1880, a été élevé à la dignité de Protonotaire apostolique au mois d'avril 1900.
troisième enfin, de même matière et de même forme, mais moins haute que celle qui environne le sanctuaire, a été posée en 1889 pour servir de table de communion. En cette même année 1889, l'ancien Chemin de Croix, peint sur toile et dont TeAFet était absolument disgracieux, a lait place à un nouveau qui s'harmonise parfaitement avec le style de l'église. Enfin, en 1899, le grand orgue restauré est replacé sur la tribune du portail occidental.
J'ai dit plus haut que la cathédrale s'était, en ces derniers temps, enrichie de reHquaires. Us sont au nombre de vingt-quatre : l'un, vraiment magnifique, contient la Sainte Face de Notre-Seigneur ; les autres renferment les nombreuses reliques que possède l'église. L'acquisition en fut faite en 1885 et donna lieu, le 12 juillet, à une très solennelle translation. Cette cérémonie, que présidai Monseigneur Langénieux, archevêque de Reims (i), et à laquelle assistèrent N. N. S. S. Thibaudier, évêque de Soissons (2), et Péronne, évêque de Beauvais (3), escortés d'un nombreux clergé, attira dans la ville une grande multitude de fidèles. Ce fut pour l'église Notre-Dame comme un écho des jours de son ancienne splendeur. Quel admirable spectacle que celui de cette foule innombrable, sympathique et recueillie, au milieu de laquelle se déroulait une interminable procession ! Quel spectacle que celui de cette longue file de châsses.
(i) Aujourd'hui cardinal de la sainte Église romaine.
(2) Archevêque de Gimbrai en 1889, mort en 1892.
(3) Mort en 1892.
s' avançant avec lenteur et majesté, portées par des enfants, des membres de congrégations religieuses et des prêtres ! Vraiment on se serait cru, non en un temps d'indifférence et de lutte, mais aux plus beaux jours de foi et d'enthousiasme religieux du Moyen- Age.
Puissions-nous voir encore de ces grandes et consolantes manifestations de la foi chrétienne ! Puissionsnous aussi voir la cathédrale sortir bientôt des mains de l'ouvrier, et nous apparaître enfin dans toute la majesté et la splendeur des anciens jours 1 Fiat I Fiat l
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