‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 16 sur 95 · SCENE IV HL'GON, ABÉLARD · texte numérisé non relu

SCENE IV HL'GON, ABÉLARD

HUGON (s' avançant)

Oui, j'ai été frappé, quand le moine parlait, de t'entendre faire cette remarque osée.

J'ai trop longtemps craint de parler. Mais aujourd'hui, je veux qu'on sache. Cette façade me déplait

et me semble insensée. Je n'admets que le cintre. J'exècre leur façon nouvelle. Vois, n'est-ce pas tenter Dieu ?

HUGON

Tenter Dieu...

ABÉLARD

Pardonne si je t'offense ; je trouve à l'ancienne méthode seule du charme. Le cintre est craintif ; il est humble et cette humilité convient au Dieu fait homme.

HUGON

Ils sont rares pourtant les partisans de l'art d'autrefois.

ABÉLARD

Les partisans avoués, soit. Le chapitre est puissant. Mais dans le secret, beaucoup pensent comme moi.

HUGON

Tu crois ?

ABÉLARD

J'affirme ! Comment ! nous avons toute une église en cintre qui faisait accourir des lointaines

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