ACTE I, SCENE IV
contrées ; pour l'agrandir on appliqua ceci ! Mais c'est presque un péché, c'est une ignominie !
Alors que nous avions, Messires, un grand artiste.
HUGOX {vivement)
Ah !
ABÉLARD
Très grand, il avait fait école ; au moment du concours, il présenta un projet de façade, en harmonie parfaite avec la cathédrale. On refusa ses plans pour adopter ceux-ci... Hélas, c'est grand dommage que maître Hugon ait disparu !
HUGON
Où donc est-il ?
ABÉLARD
Mystère. Après le grand concours, il se mit quelque temps aux ordres de son frère. Mais le cœur était blessé ; il travaillait... mal. On l'exila ; puis il partit contre les Albigeois, dit-on, voilà quinze ans déjà.
HUGON (àpart) Ils l'ont donc cru.
ABEBARD
Humilié par son frère puîné, un artiste en plein talent et conscient de sa force...
HUGON {t?'oublé, regardaîit vers les coulisses)
Que vois-je ? Dieu ! {à Abélard) Viens. .Te dois te parler. Pas ici. Viens ! (// sort vivement par la droite.
ABÉLARD {déco7icei'té)
Eh bien, où s'en va-t-il? Cette façon de s'enfuir! Ce trouble?... C'est étrange.