‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 9 sur 95 · DEUX PÈLERINS · texte numérisé non relu

DEUX PÈLERINS

ABÉLARD, puis HUGON.

HILAIRE (en coulisse) Bonnes gens, venez, c'est par ici qu'on passe !

LE CHEVALIER (entrdJit dvec Hilaire)

Oui, seigneur moine, avant de rentrer dans mon fief, j'ai fait vœu de venir déposer mon épée, par grand merci, aux pieds de Notre-Dame.

HILAIRE

Le don est magnanime.

l^'" PÈLERIN

(entrant avec Abélard, le ne^ en Vair, admiratif)

Oh !

2^ PÈLERIN (même jeu)

Hubert, les artisans là-haut ! On dirait voir des mouches ! (criant) Ohé ! Salut !

HILAIRE

C'est beau n'est-il pas vrai ?

LE CHEVALIER

Prodigieux ! Cette hauteur...

HILAIRE

Trois cent vingt pieds, Messire ; la tour la plus haute de l'Occident.

LE CHEVALIER

Je l'aperçus déjà dressée dans les campagnes hier matin ; et de la voir surgissant des épis de la Beauce, on dirait d'une nef en partance parmi des vagues d'or.

HILAIRE

Oui, pareille à l'esquif, elle emporte en ses flancs tout ce peuple qui peine. (Saluant Hugon qui vient de les rejoindre) Sire chevalier, vous venez aussi déposer votre épée ?

HUGON

Oui.

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