ACTE IV, SCÈNE X lÔg
BERANGER
C'est donc toi, ô merveille, que Dieu voulait ici ! Par quels obscurs chemins tu arrives au triomphe ! (tournant le parchemin vers le peuple ; solennel, le silence se fait). Regardez tous, chrétiens, la cathédrale de Dieu.
LUBIN
A genoux ! {Tous instinctivement, se prosternent.)
BERANGER (grave)
L'instant est solennel. Peuple, malgré tes ruines et malgré ta misère, consens-tu ?
LA FOULE (se redressant, dans une immense clameur)
Oui ! Nous la voulons !
SLMON {s avançant dans un cri)
Nos bras nous restent !
LUBIN {même jeu)
On s'embauche, les jeunes !
lyO LA CATHEDRALE
LA FOULE
Oui ! Tous !
BÉRANGER {avec Jlamme)
O grands cœurs, merci ! Il nous faut ton enthousiasme, jeunesse, pour rebâtir le temple et la cité !
LUBlN (avec exaltation)
On relève les morts !
BERANGER (pours'uivant)
Oui, relevez les morts ! Vous tous qui pleurez un frère ou un ami, venez, venez prendre leur place ! Le labeur est énorme, mais en vivant comme vos frères sont morts à l'assaut pour un rêve, tu renaitras, ô Cathédrale !
LA FOULE
Vivat ! Nous le jurons ! (La scène se précipite de plus en plus.)