ACTE IV, SCÈNE X
BÉRANGER
Le chapitre abandonne le revenu des prébendes.
SIMON (s'avançant) Moi, j'offre mes colliers, mon fermail !
BARTHELEMY (même jeu) Je vendrai mes agneaux.
2™e PÈLERIN (même jcu)
Mes habits de brocart.
LE CHEVALIER (même jeu)
Ma terre des Hallois, mon tief et son château !
i'^'" PELERIN (même Jeu)
J'abattrai tous mes chênes !
UBALD (même Jeu)
Qu'on prenne mes carrières !
LUBIN (s élançant sur le devant de la scène en criant de toutes ses forces, les bras au ciel)
Et qu'on la fasse belle !
SIMON
Allons, tous à la besogne ; on rebâtit !
LA FOULE (en une clameur) Oui ! Reprenons nos places !
BÉRANGER (monte sur un bloc) Réginald sera le maître d'<ieuvre !
LA FOULE (avec exaltation) Vivat! Grande joie ! A Dieu seul nos transports!
SIMON (dominant la clameur)
Malgré tout, Dieu vainqueur, merci ! Le tumulte est à son paroxysme. Les cloches sonnent au loin. Une voix vibrante retentit. C'est Béranger qui entonne l'hymne triomphale.)