ÉLÉVATION DE LA CHAPEL
XVIIe siècle, elle se divise en deux parties distinctes, un vestibule et la sacristie proprement dite plus large que celui-ci. Ce vestibule se compose de deux travées dont les quatre fenêtres à meneaux sont aveuglées. La première travée, avec ses chapiteaux à lailloirs saillants et carrés, est du premier quart du XIIe siècle ainsi que toutes les chapelles. La seconde travée et la sacristie elle-
même, dont les chapiteaux disparaissent sous le feuillage des corbeilles, sont de
l'extrème fin du XIIe siècle où même du commencement du XIVe!'. Les nervures
des voûtes confirment cette opinion. La partie absidale du revestiaire, qu'éclairent
de grandes baies divisées par plusieurs meneaux, surmontées de trèfles et de quatre-
feuilles, forme un hexagone irrégulier dont les nervures des voûtes s'appuient au
centre sur une légère colonne formée de huit colonneltes, quatre rondes et quatre
à filets saillants. Deux pans coupés avec fenêtr. iaire au
s aveugles, relient ce reves vestlibule. Sur l'un de ceux-ci, on a plaqué, au XVIIe siècle, une fontaine avec bas-relief, représentant saint Julien, le fondateur de l'Église du Mans, qui fait jaillir l'eau de la fontaine Centonomius. À l'extérieur, la sacristie est flanquée, à l'un de ses angles. d'une belle cage d'escalier à pans, terminée par une pyramide
en pierre.
(1) Ces parties de la sacristie ont probablement été construites par l'architecte Mathieu Julien.
Si l'aspect intérieur du chœur de la cathédrale du Mans est saisissant avec sa triple ceinture de fenêtres remplies de vitraux, sa silhouette extérieure n'est
pas moins admirable. Ses chapelles profondément découpées, enfonçant leurs
assises à plus de douze mètres dans le sol, s'appuient sur une base de gross