S DU DÉAMBULATOIRE
inspection, au cours d'un rapide voyage, ne saurait suffire. Les arcs-boutants, sont si bien établis, si stables, avec leur section d'environ un mètre, à leur partie basse, qu'ils n'ont jamais menacé de se voiler et qu'ils n'ont pas plus varié que les voûles qu'ils étayent. Les malheureuses barres de fer dont ils sont déshonorés,
n'ont été établies ni au XIe, ni au XIVe siècle, mais dans le premier quart du
XIXe, à un moment où les lois de l'équilibre des monuments gothiques étaient
absolument inconnues et où l'on restaurait des pinacles en les couronnant d'un vulgaire chinois ou d'un garde national coiffé du bonnet de police. Loin de consolider la construction, le chaînage en fer n'y apporte que trouble en faisant éclater
la pierre à l'endroit des scellements. On pourrait le supprimer impunément.
Au-dessus des arcs-boutants, les contre-forts sont rendus plus stables par trente-
deux pinacles de plus de trois mètres de hauteur en moyenne (fin du XIIe siècle).