‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 124 sur 236 · S. GONTERI : DEI : GRATIA : EPISCOPI : CE · texte numérisé non relu

S. GONTERI : DEI : GRATIA : EPISCOPI : CE

OMA

() L. Delisle, Mandements de Charles V, nos 1453 et 186 (2) Son anniversaire est au 14 des calendes de mai, dans le Martyrologe, 244. ne de Charles VI, 1880, p. 18.

trouvait entre les chapelles de Saint-Éloi, actuelle-

(3) A. Tuetey, Testaments enregistrés au Parlement de Paris sous le autel Saint-Martial se

colas,

() Martyrologe, 244, fol. 217.

ment Saint-Louis, et de Saint-

ctuellement Saint-Michel.

G) 1562. Christophe Bougard, notaire et praticien en cour laye, l'un des quatre sergents de la cathédrale,

dépose qu'on trouva chez Vignolles « la couverture de fer faite en façon de cage, qui était sur la tombe de

» l'évêque du Mans, appelé Gontier, en la chapelle de N.-D. du Chevet ». H. Chardon, Informations sur l'occu-

pation du Mans, p. 17.

(6) Gallia, XI, 79.

(7) 14 des calendes d'août « Obüit bone memorie Gonterus, episcopus Cenomanensis, cujus anniversa- » rium, ete. ». Martyrologe, 244.

(8) CF. La Province du Maine, t. 1 (1893), p. 52 @) Planche VII, ne 20. Voir aus (10) Bibl. ne

. Huche

Catalogue du musée archéologique du Mans, p. 80. fonds latin (Gaignières), 17036, fol. 235.

La description précédente m'amène à parler des curieuses peintures murales de la chapelle de Notre-Dame du Chevet au milieu desquelles se trouve reproduit plusieurs fois le blason de Gontier de Bagneaux : d'or à 3 orles de sable", surmonté d'une crosse et entouré de rayons flamboyants. Ces peintures, appliquées directe-

ment sur le parement des murs de la voûte, étaient dis

simulées, depuis la fin du XVIIIe siècle, sous une épaisse couche de badigeon. En 1842, elles furent découvertes par l'architecte Delarue, lorsqu'on démolit l'ancien autel de la Vierge pour y substituer celui que nous y voyons maintenant, construit d'après les dessins du P. Arthur Martin ?.

Deux systèmes d'ornementation, d'époques distinctes, se remarquent, le premier dans l'ogive des basses arcatures du sanctuaire, le second aux voûtes de la chapelle.

Les peintures, au trait el sans modelé, qui ornent le mur encadré par les ogives des arcatures, semblent de la fin du XIIe siècle et représentent des personnages assis, difficiles à déterminer, vu leur état d'altération. Cependant, à la partie

centrale du chevet, on reconnait le Christ, en buste. De la main gauche, enve-

loppée dans son manteau, il porte le globe du monde surmonté d'une croix ; de la droite, il bénit à la manière latine, les trois premiers doigts ouverts. Sa tête est

ent

urée d'un nimbe crucifère, rouge foncé dans sa partie la plus concentrique,

rose au bord. Le vêtement a la forme d'une robe, recouverte par un manteau

dont le haut, qui enveloppe le cou, est bordé d'un large orfroi.

La décoration de la voûte est autrement importante. Quarante-sept anges

aux ailes déployées , — trois dans chaque compartiment latéral, et deux dans chaque compartiment central — célèbrent la gloire de la mère du Christ. Les

uns jouent d'instruments (harpe, triangle, violon, luth, musette, flûte, guiterne,

oliphant, tambourin, monocorde, mandore, trompette ); les autres, tenant entre leurs mains, des livres, des banderolles, des phylactères, sur lesquels sont inscrits des extraits de l'office de la Vierge ou des pages de plain-chant,

chantent les louanges de Marie. On lit encore facilement certains textes, comme:

Ave Maria slella Dei maler alma Tu decus virginum virgo Dei genitrix Inviolala inlegra el casta es Maria Beala es virgo Maria — Ave Maria gralia plena Dominus lecum — Regina celi letare — Gaude Maria Virgo, etc

Ces personnages, qui se détachent sur un fond rouge (probablement d'or à

(4) Le Corvaisier, p. 603, indique 4 orles au lieu de 3.

(2) Les statues qui ornent cet autel ont été exécutées par un bénédictin de Solesmes, le P. Eugène Goubeillon, dit Jehan de Solesmes. Cf. La Province du Maine, t. NI (1898), p.

(3) La chapelle du Chevet fut toujours un but de pélerinage et il s'y accompl témoin cette note du 3 décembre 1644

it, paraît-il, des miracles,

« Les procès-verbaux des miracles a

ivés en la chapelle de Notre-

» Dame du Cheyet, rapportés par Archives du Chapitre, B/10, p. 459.

M. le chantre, ont été resserrés par notre secrétaire pour les conserver ».

Page 1