PEINTURES DE LA VOUTE -DE LA CHAPELLE DE NOTRE-DAME DU CHEVET
LES ÉVÊQUES DU XIVe SIÈCLE
D Eu
l'origine), parsemé de petites roses noirâtres, se distinguent — avec leurs cheveux blonds, leurs diadèmes dorés, leur nimbe et leurs vêtements de diverses coueurs — par le fini de leur modelé, leur corps élancé, l'élégance et la souplesse de eurs mouvements. À l'aspect de cette délicate œuvre picturale, malheureusement entièrement détruite par endroits, on demeure convaincu qu'elle est sortie du
Dinceau d'un artiste éminent dont le nom est resté dans l'oubli.
Certains critiques d'art assignent aux peintures des voûtes de Notre-Dame
du Chevet, qui possèdent certaines similitudes avec les peintures de. la cha-
le. Pour admettre une
elle de Jacques Cœur à Bourges, la moitié du XVe s
semblable opinion, il faudrait faire disparaitre les armes de l'évêque Gontier
de Bagneaux, jetées à profusion, jusqu'à dix-huit fois', au milieu de tous ces anges musiciens. Avec un indice aussi infaillible, on peut affirmer que ces belles peintures, que je viens de décrire très sommairement*, ont été exécutées entre 367 et 1385 ou peu après la mort de Gontier, certainement avant 1400.
Le Corvaisier, malgré le manque d'autorité de ses dires, doit être invoqué ici.
Il écrit que l'évêque Gontier affectionnait particulièrement la chapelle de Notre-
Dame du « Chevet dont il fut curieux d'embellir les murailles de diverses pein- » tures et de faire dorer la voûte, au fond de laquelle on void encore ses armes,
» qui sont d'or à quatre orles de sable” »,