LA TOUR ET LES TRANSEPTS
‘intérieur du transept et close par des verrières sur l'extérieur. La galerie de l'est a malheureusement vu ses vitraux remplacés par un remplissage en maçonnerie. Lors des dernières restaurations, on aurait
pu faire disparaitre, sans danger aucun pour
a solidité de l'édifice, ce remplissage malen-
contreux. Chaque galerie lumineuse avec sa enêtre forme une superficie de plus de cent
cinquante mètres carrés, ce qui donne pour
es trois grandes fenêtres, environ quatre cent cinquante mètres carrés. Si, à ces trois immenses baies, on ajoute la fenêtre, né-
ces
irement moins longue, au-dessus de l'entrée des déambulatoires, et les deux fenêtres du rez-de-chaussée dans la travée
avoisinant la lour, on constale que l'archi-
tecle n'a conservé en fait de murailles, en GARGOUILLE dehors du pan de mur de la tour, que des sou-
bassements et les colonnes néces
aires pour supporter les voûtes.
Au premier abord, le spectateur éprouve un sentiment d'inquiétude en face de ces prodigieuses ouvertures naissant à une quinzaine
de mètres au-de
us du sol pour aller perdre le sommet de leur ogive sous les formerets des voûtes à plus de {rente mètres. Il semble que le moindre souffle de tempête va jeter sur le pavé de l'église le fragile assemblage ‘ de mencaux et de belles grisailles de l'époque,
qu'il a devant les yeux. Le danger n'est
uapparent, car tout cel ensemble, hardi
usquà la témérité, se trouve consolidé par
de puissantes armatures horizontales en fer
qui, en passant à travers les meneaux, vont
FE
ÈTRES
enfoncer leurs extrémités dans la maçonnerie des piles intermédiaires, contre-boutées à l'extérieur par des contre-forts ornés de niches garnies de statues.
L'intertransept construit vers la même époque que le croisillon sud, certainement avant 1392, nest, lui aussi, qu'un exhaussement de l'ancienne croisée du
XIIe siècle sur les colonnes de laquelle il a été greffé. La grande fenêtre qui
l'éclaire à l'ouest, en prenant jour au-dessus du loit de la nef, présente les caractères archilectoniques du XVe siècle, Ses meneaux ont été maladroitement rétablis en 1842, sous l'épiscopat de Mur Bouvier. C'est également à cette époque qu'on éleva, à la place d'une clôture en ardoises, le frontispice pauvrement exéculé, qui s'élève extérieurement au-dessus de la fenètre', sous le clocheton
remplaçant le campanile du XIVe siècle, détruit par la foudre en 1583.