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LA JOUR ET LES JRANSEPTS

‘ARCHIDIACRE de Montfort , Pierre d'Ardenay, mort en 1303, avait donné, pendant sa vie, ainsi qu'on l’a vu plus haut, la somme de cinquante livres mancelles € ad incipiendum opus

» in cruce ecclesie, versus Campanile ! ». Il est donc évident que

la construction du transept sud fut commencée, dès l'achèvement complet des parties hautes du chœur et de la sacristie, sous l'épiscopat de Robert de Clinchamp, par l'architecte Mathieu Julien. Comme il était difficile de conduire ces travaux sans toucher à la tour méridionale qui terminait le croisillon, on résolut de renouveler la tour elle-même, qui, par conséquent, présente,

les mêmes caractères architecto-

en dehors de ses parties romanes conser

niques que le transept auquel elle est accolée.

cette tour barlongue, d'environ dix mètres sur cinq dans œuvre, avec un mur

de trois mètres d'épaisseur du côté de la place Saint-Michel, élève sa plate-forme à plus de cinquante mètres au-dessus du niveau du sol. Elle est flanquée de gros contre-forts carrés garnis de quelques niches avec statues, qui s'élancent, sans retraits, mais coupés par des cordons plus où moins saillants et décorés, jusqu'à

la corniche de la plate-forme. La face ouest est ornée, à environ dix mètres

du sol, d'une élégante galerie à jour. À l'intérieur, la construction est divisée par

quatre voûles qui donnent un rez-de-chaussée et trois étages à trois travées, une

. La voûte du trois

grande travée centrale et deux petite me étage se {rouve au

niveau de la voûte du transept et marque le commencement d'un quatrième étage

du XVe siècle, plus élevé que les autres et percé de grandes baies, servant de () Voir p. 309.

@) La porte et la fenêtre de la face du midi. Voir pp. 199, 200. \ l'extrémité du transept nord. Voir p. 201,

(3) Ainsi qu'à la tour en ruine du XIe siè

beffroi proprement dit. Primitivement, la plate-forme de la tour était surmontée d'un dôme sphérique (encore existant) et, au-dessus, d'une flèche en pierre,

s croit-on, d'après

ipportée par huit piliers. À la pointe de la flèche se trouvait

d'ancienn

gravures, une statue de saint Aldric, laquelle est transformée, dans une lettre de 1822, en vulgaire girouelte. Quatre petits clochetons accompagnaient la flèche centrale. Le

21 juillet 1822, la foudre ébranla

« celle pyramide qui, d'ailleurs, tom-

» bait de vétusté » et qui fut rempla-

cée par une charpente en planches protégeant le timbre de l'horloge. En 1835, l'architecte Delarue prétendit rélablir l'ancien couronnement. I fit alors placer la flèche et les quatre

clochetons de fonte, qu'on voit main-

tenant.

Le transept sud, de vingt mètres

de long sur dix mètres de large et

de trente-quatre mètres de hauteur, se divise en deux travées. Il n'est pour ainsi dire que l'exhaussement de l'ancien croisillon roman, qui lui a prêté,

à l'ouest, ses assises extérieures du

st-à-dire du

cclene amies EC

côté du chœur, quelques-unes de ses 3 colonnes du XIIe siècle, supportant TOUR MÉRIDIONALE

les colonnettes plus légères du XIVe.

L'architecte n'a pas cherché à raccorder les fûts des deux époques, soudés entre

eux soit par le chapiteau ancien, comme à l'entrée du premier pourtour du

chœur !, soit par des motifs sculptés, comme à la pile qui sépare le déambulatoire

de la chapelle Saint-Pierre.

Six fenêtres, d'une exécution irréprochable, avec des tympans à dessins variés d'une rare beauté, éclairent cette partie de la cathédrale. Les trois plus

ndes (deux à l'ouest et une à l'est), divisées chacune en huit parties par

d'élégants meneaux, ne sont que le prolongement d’une belle galerie, ouverte sur

(1) Voir à la page 215, le chapiteau roman du transept sud et à la page 270 les chapiteaux romans du transept nord.

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