PHILIBERT-EMMANUEL DE BEAUMANOIR DE LAVARDIN
Pierre Costar d'un canonicat à la cathédrale, et le fit archidiacre de Montfort, en septembre 1649 *, Celui-ci, qui était sous-diacre du diocèse de Paris et bachelier en théologie, devint ensuite archidiacre de Sablé, diacre ", prêtre, docteur en théologie,
et mourut au Mans, le jeudi 13 mai 1660, à une heure après minuit”. Il avait rési-"
() Archives du (2) Ibid. pp. 362 (3) bid., p. 414.
(4) Jbid., p. 507.
(5) Ibid., B/11, p. :
pitre, B/0, pp. :
LES ÉVÊQUES DU XVIe AU XIXe SIÈCLE 397
gné ses bénéfices en faveur de Louis Pauquet', clerc du diocèse de Beauvais. Le défunt, assez connu par ses travaux littéraires et en particulier par sa Défense des œuvres de M. de Voilure, méritait peu d'estime ; l'égoïsme, la vanité, la cupidité faisaient le fond de son caractére et la grande préoccupation de sa vie fut de faire son chemin.
Parmi les travaux accomplis à la cathédrale au milieu du XVIe siècle, on
peut signaler d'importantes restaurations aux orgues, 1647-1651, par « Jean et
» François les Hemans, facteurs d'orgues”, et par le menuisier-sculpteur Mongendre”, Il était encore question à celte époque (1648) de reconstruire l'autel de
Saint-Julien, derrière le grand autel.
Philibert-Emmanuel mourut à Paris, le 27 juillet 1671”, sans avoir eu le temps de penser « ni au ciel ni à la terre », sil faut en croire Mne de Sévigné. Son corps fut apporté à la cathédrale le 6 octobre « pour être, suivant son » testament, mis dans la cave de ses ancêtres * ». Il portait les mêmes armes que son oncle Charles de Beaumanoir. On voit son portrait, attribué au peintre Philippe de Champaigne, dans la sacristie de la cathédrale”.
L'évèque défunt n'élait pas grand orateur. Il lui arrivait de rester court dans
un sermon ct d'être obligé de quitter la chaire. Après sa mort, Mne de Sévigné, voyant un de ses portrails, s'écria: « Oh, comme il est ressemblant: on dirait qu'il
» préche! »