‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 162 sur 236 · LOUIS DE IA VERGNE-MONTENARD DE TRESSAN · texte numérisé non relu

LOUIS DE IA VERGNE-MONTENARD DE TRESSAN

Le 19 novembre 1671, les chanoines de Saint-Julien chargerent plusieurs confrères, présents à Paris, d'aller saluer Louis de La Vergne-Montenard de Tressan, nommé à l'évêché du Mans”. Celui-ci, primitivement curé du village de Portet près de Toulouse et ancien évèque de Vabres, n'arriva dans sa ville épiscopale que le 12 juillet 1672°. Saint-Simon en fait un ambitieux et un intrigant de beaucoup d'esprit. Suivant un mémoire anonyme de 1696, « d'une très pauvre

famille », il voulait s'enrichir" et faire du bien à ses parents de telle sorte que

() Le 9 mai 1664, Louis Pauquet demanda l'autorisation de faire dorer le cadre de l'autel de N.-D. des

Archives du C apitre, B/10, pp.

à cathédr:

Miracles, apitre, B/12, p. 147.

(2) Archives du Cl 3 à 693.

(3) Zbid., pp. 699, (4) Ibid., p. 291.

G) Ibid, B/16, p (6) Jbid., p (7) M. R.

de Robert de (8) Archives du Chapitre, B/16, p. 353.

(@) Ibid, p. 354.

(10) L'évêché du Mans rapportait alors environ 23,000 livres.

a publié dans sa Sainte Scholastique un autre portrait de cet évêque d'après une gravure

ige

Nantueil.

chez lui l'intérêt l'emportait toujours sur l'équité". D'autres au contraire font son éloge. Quoi qu'il en soit, il mourut Subitement le 12 janvier 1712 et fut inhumé à la cathédrale. Son portrait, en pied, existe dans la sacristie de Saint-Julien.

Ses armes, qui y sont peintes, consistent en un écu écartelé, au 1e vairé au chef de

gueules chargé d'un lion issant d'or ; au 2e d'or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur ; au 3e de sable semé de billettes d'argent à un griffon de méme el un bälon de gueules mis en bande brochant sur le tout; au %#° d'argent au chef de gueules ; sur le tout d'argent au chef de gueules chargé de trois coquilles d'argent.

Louis de La Vergne approuva en 1694, une nouvelle édition de la Vie de vénérable Joseph-Ignace Le Clerc de Coulennes, chanoine de l'église cathédrale du Mans, écrite par François Bondonnet, curé de Moulins”. Joseph-Ignace Le Clerc, chanoine diacre, qui, d'après son biographe, pratiqua les vertus chrétiennes à un degré absolument héroïque, était fils de René Le Clerc, chevalier des ordres du roi, seigneur de Coulennes, à Loué, et d'Antoinette Zoccoli, d'une famille italienne. Né le 31 juillet 1659 et mort le 2 octobre 1690, il avait pour émule dans la

sainteté, Pierre Ragot, curé du Crucifix”, né au Mans en 1609, et mort en odeur

de sainteté, le jeudi 13 mai 1683. Ces ecclésiastiques consolaient l'Église du Mans

des fâcheux exemples donnés avant eux par Paul Scarron et Pierre Costar.

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