‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 168 sur 236 · CE DE L'IMMORTALITÉ DE L'AME · texte numérisé non relu

CE DE L'IMMORTALITÉ DE L'AME

On avait demandé en 1792, la suppression des armoiries qui pouvaient se rouver à l'évêché où demeurait « le citoyen Prud'homme, évêque du département » de la Sarthe ». Ce n'était qu'une demi-mesure complétée, le 12 avril 1793, par adjudication de « la maison ci-devant épiscopale du Mans, sise ci-devant paroisse » de Saint-Ouen, présentement de Saint-Julien », pour le prix de trente-deux mille ivres, à Philippe-René Bardou-Boisquetin”, député à l'Assemblée législative de 1791.

L'habilalion dont il ne reste plus que le bâtiment de la Psallette, réédifié par

Charles-Louis de Froullay, occupait un vaste emplacement entre la cathédrale et

la rue de Saint-Ouen. On y accédait € par une très grande cour pavée, close sur » la grande route (actuellement rue de Tessé) par un grillage, un petit bâtiment » servant de porlerie ». Sur la gauche de cetle cour était une terrasse, butant à l'abside de la chapelle Saint-Julien. A droite et en face de la terrasse existait un bâtiment renfermant la chapelle épiscopale”, au-dessous de laquelle, au niveau de ladite cour, était un appartement servant de secrétariat. Derrière ce bâtiment, du côté de Saint-Ouen, se trouvaient des jardins en quinconce. A l'extrémité de la cour, faisant face à la grille d'entrée et appuyée à la muraille gallo-romaine, la maison d'habitalion, à laquelle on accédait par un grand perron, se composait d'un sous-sol (caves, büchers, office), d'un rez-de-chaussée de plain pied avec la chapelle, d'un étage et de greniers.

Une seconde cour se développait derrière la maison d'habitation. Elle était

(1) J.-B. Fleury, Mémoires sur la Révolution, publiés par dom Piolin. Le Mans, 1874, pp. 322, 323. Sarthe, L 273.

(2) Archives de 1

(3) Pages 138, 139 (4) Archives de la (5) Détruite, dit-on, par Bardou-Boisquetin.

arthe. Q 7/9, ne 212.

fermée à gauche, par des remises obstruant les chapelles de la cathédrale, à droite par les cuisines et autres communs, et au fond par € un autre corps de bàtimens » de maître distribué à la moderne ! ».

Enfin, au dernier plan et derrière cette seconde maison d'habitation, on voyait le bâtiment de l'officialité avec ses dépendances, archives, prisons, büchers, celliers, jardin.

Telle était en 1793, la disposition de la vieille demeure fondée par l'évèque

Hildebert ?.

Gt) C'est la maison actuelle de la Psallette, reconstruite par Mar de Froullay. (2) Voir p. 139.

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