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CHAPITRE XII

LES ÉVÈQUES CONCORDATAIRES

la fin du XVIIe siècle. La vieille église de France, au contraire,

rajeunie el vivifiée par la persécution, allait renaître de ses cendres et continuer sa bienfaisante mission au milieu de diffi-

cullés qui ne pouvaient l'élonner, habituée qu'elle était depuis

. Au Mans, l'un des

des siècles aux embüches d'ennemis plus ou moins dégui premiers soins de l'évêque concordataire fut de reconstituer son Chapitre qui ne

comprit plus que neuf chanoines en titre au lieu des nombreux prébendés d'autrefois.

MICHEL-JOSEPI DE PIDOLL

Michel-Joseph de Pidoll, né à Trèves, en 1734, doyen de l'église de Saint- Paulin de celte ville, sacré le 19 mars 1794, sous le litre d'évèque de Dioclélianopole et suffragant de l'archevêque de la ville de Trèves, fut désigné par le premier consul, le 9 avril 1802, pour occuper le siège du Mans. Il reçut l'institution canonique du pape Pie VIT, arriva dans sa ville épiscopale le 7 juillet 1802: quatre jours plus tard, le 11 juillet, il prit solennellement possession de l'église cathédrale dont on lui remit les clefs, restées jusqu'à ce moment entre les mains de Prud'homme de la Boussinière !. Il rendit le dernier soupir le 23 novembre 1819. Son portrait, d'une U

Armes: D'azur à la barre d'or chargée de lrois roses de queules, accompagnée en

és médiocre valeur, est conservé à la cathédrale.

chef d'une lune ou croissant d'argent, en pointe d'une loupie cordée de méme.

() M. de la Boussinière fit sa rétractation entre les mains de Mgr de Pidoll et assista à l’intronisation de ce

dernier. Nepveu de la Manouillère, &. II, p. 384.

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