SAINT ÉT : CHASSÉ DE LA VILLE
sonnages que je marrêterai, renvoyant pour la description complète des autres sujets à l'ouvrage de M. E. Hucher.
Dans la deuxième fenêtre du celerestory (côté de É angile) se trouve, à gauche de la partie inférieure, un premier donateur nommé « Johannes de » Frenneio ® ». Debout, de profil et imberbe, coiffé d'un bonnet un peu abaissé au
milieu, il porte une tunique rouge à manches et une chape verte, avec chaperon
baissé, coupée de deux bandes rouges horizontales. M. Hucher lui a vu des souliers jaunes et pointus. Il a les pieds nus et celte partie n'est qu'un mor-
ceau venant d'ailleurs. Le personnage porte le regard en haut comme pour
offrir la verrière qu'il présente dans ses mains et sur laquelle se lit en lettres
blanches : JOHES DE FRENEIO. On trouve en 1280, un Jean de Fresneio, procureur
des religieux de l'abbaye de Bellebranche, près de Sablé ‘. Il est téméraire d'iden-
() Voir La Province du Maine, t. V (1897), et t. VI (1898), passim. € Voir le plan de la cathédrale à la page 175. Les divisions de toutes les fenêtres y sont indiquées par des points noirs entre les piliers.
(3) Jean de Fresnay ou du Fresne.
(4) Archives de la Sarthe, H 755. Pièce parchemin. — Bilard, 1re partie, 369.
tifier cet individu avec celui du vitrail comme l'a fait M. Hucher, sans autre motif que la similitude des noms.
Les six compartiments inférieurs de la troisième fenêtre sont remplis, le premier par quatre religieux, le deuxième par un abbé de la Couture ! offrant une verrière, avec l'inscription : ABBAS : DE : evrrvra, le troisième par l'évèque saint Bertrand, fondateur de la Couture, représenté sous l'inseriplion : $. BERTRANNI. Au sommet de ces trois compartiments, un croissant d'or semble sortir d'un nuage. Ensuite on voit: un guerrier, avec éperons d'or, fléchissant le genou, les mains jointes, vêtu d'une colle de mailles bleue, la tète encapuchonnée dans le haubert : sur la cotte de mailles. il porte une cote d'armes blanche: au-dessous de ses épaules, on distingue des ailelles où cantons? à ses armes: un vaste écu, également blasonné des mêmes armes (d'argent à trois jumelles de sable) se trouve au-dessus de sa lêle: un ecclésiastique avec large lonsure, vêtu d'une aube où d'une soutane blanche, couverte d'une chasuble rouge, offrant une verriére: ce personnage, accosté de deux écussons {d'argent à trois Jumelles de sable), se détache sur un fond d'azur semé de fleurs de lis d'or : un second guerrier offrant un vilrail, vêtu comme celui de la quatrième lancette, accompagné des mêmes armes :
la lêle parait venir d'un autre personnage *
On peut, presque sans crainte d'erreur, placer c
trois personnages, donateurs en même lemps que l'abbé
de la Couture, dans la famille des majores où maires VASE
DU VITRAIL DE L'ASCENSION (d'où le nom patronymique Le Maire) de Cormes ‘ qui portait les armes de notre vitrail ainsi que le prouve ce passage d'un armorial®: «€ Guillaume Le Maire porte de Cormes, d'argent à lrois jumelles de » sable. Jean de Cormes porte {elles au lambel de gueules ». Le Marlyrologe » de l'Église du Mans fait mention, au 8 des calendes de février. de Richard,
@) Les abbés de la Couture, de la deuxième moitié du XII siècle, furent Jacques et Gervais. Cartulaire de
la Coutur
. Imp., p. dë
arrées où ‘lécoupées en écussons, placées aux épaules des chevaliers. Voir comme exemple, Philippe de Valois,
@2) Cet objet apparaît dans les monuments postérieurs à 1260, sous la forme de deux plaques
son sceau, dans Quicherat, Histoire du costume, p. 210 (3) Ce vitrail de la 3e fenêtre se trouve reproduit, mais bien imparfaitement, dans l'Atlas du cours d'anti-
aumont. Paris, 1830, planche CII.
(4) Majoritas de Gormis, en 1186. Livre blanc. Imp., p. 15, ne 28, Le major de Cormes, chevalier, homme du