partie antérieure, d'un panneau de marbre où se vos
ient des armes de toute
sorte — supportait un fronton circulaire, avec pyramides sur les côtés et armoiries des du Bellay ‘ dans l'échancrure médiane ?.
Lors de la dernière dévastation de la cathédrale, à l'époque de la Révolution,
le monument fut transporté au Musée municipal, puis réintégré à Saint-Julien
dans sa place actuelle ‘. Ses parties essentielles sont restées les mêmes qu'autrefois.
La statue de du Bellay, en pierre de Tonnerre, de grandeur naturelle, est à demi-couchée. Le bras gauche du personnage qui est vêtu d'une cuirasse à
laniè
s et chaussé de brodequins, est appuyé sur un casque. Un livre est dans la main de Guillaume : de l'autre il tient une épée. Quelques volumes sont çà et là auprès de lui. Les pilastres en gaines de Termes, surmontés de corbeilles de fleurs, existent toujours : ils portent un entablement orné d'un écu, soutenu par un lion et un griffon. Le sarcophage, en marbre blanc, soutenu par des sphinx en marbre noir, est orné d'un combat de {rilons et de naïades, ravissant de verve et d'exécution. Le soubassement est divisé en trois compartiments par quatre pilastres : il présente dans son milieu des trophées d'armes en marbre blanc,
primilivement placés aux deux extrémités du monument, et traités d'une mianière
absolument remarquable. Au-dessus de la statue de Guillaume, on lit l'épitaphe
suivante :
ARRE TOMMLISAND CY DESSOVBZ EST. GISANT DOND LE CVENR DOLENT. JAY CE RENOMMÉ LANGEY
QUI SON. PAREIL N'EVT PAS DVQVEL AV TRESPAS PLEVRS ET LARMES ÎITRES ET LES ARMES:
(1) Voir p. 38 (2) Voir p. 38
(3) La cloison de la sépulture du « feu seigneur de Langè » fut endommagée. Plainctes el doléances (1) Armes des du Bellay, p. 381.
(5) Voir L. Palustre, Monuments d'art de la ville du Mans, p. 17.
(6) Étoc-Demazy, Essai sur les sépullures du Mans, p. 45.
(7) Deux autres inscriptions rappellent la mort de du Bellay, le 4 des ides de janvier (10 janvier), ailleurs
on trouve le 9 janvier, et l'érection de son monument en 1557. Une quatrième inscription laline, peinte sur
bois, se trouve entre les deux sphinx.
Ce tombeau, digne de Jean Goujon et de Germain Pilon!, est l'œuvre d'un
sculpteur inconnu.