TOMBEAU DE GUILLAUME DU BELLAY SEIGNEUR DE LANGEY
Au commencement du XVIIe siècle, René de Froullay, comte de Tessé, maréchal de France, fit placer au-dessus du caveau des Beaumanoir, dans le
transept nord (entre le monument de Mur Bouvier el l'autel du Crucifix), une
(1) Germain Pilon, né à Paris (et non à Loué) en 15 towbeau de Guillaume du Bellay.
ail vingt-deux ans, en 1557, lors de l'érection du
grande table de marbre noir encadrée de marbre rouge portant une longue inscription où l'on relève les noms de : Jean de Beaumanoir, marquis de Lavardin, maréchal de France, gouverneur du Maine et du Perche, mort en 1614: Cathe-
rine de Carmain, sa femme, héritière de Négrepeliss Henri de Beaumanoir,
leur fils, gouverneur du Maine: Marguerite de La Baume de Suze, sa femme: Charles de Beaumanoir, évêque du Mans, fils du maréchal: Henri de Beau-
manoir, marquis de Lavardin, fils de Henri et de Marguerite de la Baume, tué au
de Gravelines
siège
en 1644: Marguerite-Renée de Rostaing, sa seconde femme
Henri-Charles de Beaumanoir, marquis de Lavardin, lieutenant-général pour le
roi, en Bretagne, mort en 1701 ; Françoise-Paule-Charlotte d'Albert de Luynes, sa premiére femme: Louise-Anne de Noailles, sa seconde femme, mère de Henri de Beaumanoir, le dernier de sa maison, lué jeune à la bataille de Spire, en 1703;
Jean-Baptiste de Beaumanoir, lieutenant-général pour le roi dans le Maine, mort
IN
en 16 Philibert-Emmanuel de Beaumanoir de Lavardin, évêque du Mans,
commandeur des ordres du roi, petit-fils du maréchal, mort en 1671, frère de Madeleine de Beaumanoir, mariée à René, sire de Froullay, comte de Tessé,
duquel mariag
René, sire de Froullay, comte de Tessé, marquis de Lavardin *,
lieutenant-général du Maine, du Perche et du pays de Laval « lequel — dit » l'inscription en mémoire de ses grands pères et oncles maternels et de cette
» très ancienne et illustre maison de Beaumanoir-Lavardin, dont les tombeaux « sont en Brelagne, a fait ériger ce monument, l'an M D CC XV ».
Des deux côtés de la plaque, on a peint des squelettes tenant une draperie
bleue semée de billettes d'argent, aux armes des Beaumanoir ‘.
Après la destruction du Jubé par les Huguenots en 1562 et la démolition de celui de 1610 par Mur de: Grimaldi, les cendres de Thibault et de Philippe de Luxembourg restèrent dans leur sépulture primitive: mais, pour rappeler ces illustres personnages morts en 1477 ou 1479? et en 1519, on a placé deux inscrip-
tions sur plaques de marbre, encastrées dans de petits édicules du XVII siècle,
la premiere, celle de Thibault, sur le pilier qui sépare les deux déambulatoires du chœur”, et l'autre dans le transept nord, à une place analogue.
Le monument élevé à la mémoire de Myr Bouvier — enterré dans la ce
EMpteb,
() 164, 11 juillet. Le Chapitre de Saint-Julien députe des chanoines « pour visiter Mme la marquise de » Lavardin, sur la mort de Mr le marquis, son mari, tué au siège de Gravelines ». Arch. du Chapitre, B/15, p. 319.
Il avait épousé en premières noces Catherine de Vas
(3) Mort le 30 mars 1725, il fut enterré dans l'église de Vernie au Maine.
(4) D'azur à one billettes d'argent placées 4, 3, 4
et 353.
(5) Voir pp. % {?) Voir la planche de la page 285.
(8) La pierre tumulaire qui couv épulture, exécutée en 1863, par le sculpteur Auguste Gaullier, pour
la somme de 440 francs, est en liais de Tonnerre. L'évêque y est représenté, au trait rempli de mastic métallique, vêtu de ses ornements pontificaux.
ainsi que les autres évêques du Mans depuis le Concordat — se trouve dans le transept nord, plaqué au mur. Il a été édifié en 1861, sur les plans de l'architecte
Boëswilvald, par M. Alban, entrepreneur des travaux de restauration de la cathé-
drale de Chartres. Le sculpteur Jean-Louis Chenillon, du Lude, exécuta la statue et le bas-relief!. L'évêque est représenté dans une arcature ogivale, à genoux, les mains jointes ; le bas-relief montre Pie IX assis au chevet du lit de mort du docte
prélat. Dans un Mémoire lu le 10 février 1862, à la réunion de la Société française
d'archéologie tenue au Mans sous la présidence de M. de Caumont, M. Espaulart a
vivement critiqué le monument de Myr Bouvier dont aucune partie ne trouve reproches ne sont pas entièrement justifiés, car l'œuvre de
yeux. Ce
grâce à &
M. Boëswilvald, toute médiocre qu'elle puisse paraitre, n'en vaut pas moins
nombre de constructions anciennes qui provoquent l'enthousiasme de naïfs
archéologues, persuadés que le génie et même le simple bon goût ont déserté la
terre depuis de longues années. Pour se convaincre du contraire, il suffit de jeter un simple coup d'œil sur les modernes dalles tumulaires de Notre-Dame-de-sous- Terre, recouvrant les restes des évêques depuis Mur de Pidoll. Outre les tombeaux que je viens d'énumérer, il en existait un grand nombre d'autres dans presque toutes les parties de la cathédrale. C'était souvent des plaques de cuivre qui disparurent lors des différentes réfections de l'église.
s les dessins de
Voici l'énumération de quelques-uns d'entre eux, d'apr
Gaignières qui les a reproduits trop souvent avec des dates fautives :
Tombeau de Nicolas Behuchet, mort le 24 juin 1333°. « À gauche du chœur
» dans la chapelle de Lavardin * ».
Épitaphe de Pierre de Forges, archidiacre de Château-du-Loir, mort le
18 mai « M CCCC VIIX » ‘. « Contre le mur, à droite, au fond de la croisée ».
Épitaphe de cuivre de Jean de Courthardy, mort le 10 novembre 1469°
Armes : D'azur à deux épées d'argent en sauloir. & À gauche, au milieu, contre
» mur, dans la nef ».
Épilaphe de cuivre de Baudouin de Crépy, mort le 18 janvier 1518% Armes :
Écartelé, aux 1 el 4 à une croix ancrée, aux ? el 3 à un losange traversé par une
bande. « 15)
tembre 15387.
Contre un pilier de la croisée, à gauche ».
he de cuivre de Jérôme de Hangest, chanoine du Mans, mort le 8 sep-
(1) Abbé Pichon, Essai sur les travaux faits à la cathédrale du Mans, pp. 42, 43. (2) Ou 1334. Voir p. 311.
nt Jean-Baptiste.
1409. Voir p. 336.
ce la bonne date? Un Jean de Courthardy, chanoine, archidiacre de Montfort, mourut le 22 mars 1528 (+. s.). Voir p. 378
(6) 11 mourut le 19 janvier 1518 (v. s.). Voir p. ©
(7) Voir p. 377, note 2.
Épilaphe en cuivre de Charles Le Maignen, chanoine du Mans, doyen de moi
Mortagne, mort le 28 août 1573!, Armes : D'azur au chevron d'argent, accompagné
de deux éloiles en chef el d'un chandelier en pointe, de même. « Dans la croisé
à » gauche ».
Épitaphe en cuivre de Pierre Goëvrot, natif de Mauves, au Perche, secrétaire du cardinal de Rambouillet, mort le 2 août 1586°. Armes: D'azur, à trois rocs
d'échiquier d'argent. « Contre le pilier, dans la chapelle du Sépuler
, à gauche ».
Épilaphes de cuivre de Sanson Fortin, chanoine de Saint-Julien, mort le 18 septembre 1610 *, et de Charles du Tronchay, chanoine, mort le 30 juin 1630 *. « Dans la croisée, à droite, dans la nef {sic} ».
Tombe d'Ambroise Bourgoing, curé de Coulombiers, prieur de Chaufours et
chanoine de Saint-Julien, mort en 1618°. Armes: Une gerbe d'or sur un fond d'azur. « Dans la chapelle de Sainte-Cécile, à droite, dans la nef ».
Tombe de cuivre de Jean Gaceau, chanoine du Mans (neveu d'un autre Jean Gaceau, aussi chanoine), mort le 3 mai 1640 °. Armes : Une fasce, un cerf passant en pointe, un croissant el deux éloiles en chef. & Dans la croisée, à droite, dans la nef ».
Tombe de cuivre de René Lair, chanoine du Mans, archidiacre de Châteaudu-Loir, mort le 16 décembre 1680. Armes: Une croix engrelée, canlonnée de deux éloiles en chef el de deux roses en pointe. « Dans la croisée, à gauche, dans la nef ».
Tombe de René Le Tourneur, chanoine, mort le 27 octobre 1694. « À droite, à la porte du chœur? ».
A celle liste, il faut encore ajouter les tombeaux du chanoine Jean Jacquemin, mort le 19 avril 1420, enterré « prope fontes » devant l'autel de la chapelle Saint-Jean-Baptiste*, et celui de Jean Laurent, chanoine, mort en 1492, qui fut
(4) On trouve Charles Le Maignen, parmi les chanoines, dès 1538.
@2) « Vénérable et discret maistre Pierre Gouevrot, prieur de Roysé et chanoine prébendé en l'église du
» Mans, demeurant au Mans » le 10 février 1. A. Ledru, Maison de Broc. Pièces justificatives, ne 222.
M. H. Chardon lui attribue le mérite de la lification de l'autel de la chapelle de saint Pierre ou du Sépulcre, avec son groupe en terre cuite de la Résurrection. On y voil en effet des armes qui ressemblent à celles de
Pierre Goëvrot.
3) Sanson Fortin, « succentor canonicus », mourut le dimanche 18 septembre 1650 « post sextam horam »
Il fut enterré à la cathédrale « ante cruci 18. Son successeur comme « succentor » fut Louis de Sanson. Ibid. p. 683.
sum, inter quatuor columnas lapideas, juxta ejus testamentum ». Archives du Chapitre, B 10, p
(4) Charles du Tronch: ait déjà chanoine en 1595.
(5) Un Ambroise Bourgoing, chanoine de Saint-Julien et de Saint-Pierre-la-Cour, mourut avant le 4 août
155 ait se célébr au 4 des calendes de septembre, fol. 136.
(6) Jean Gaceau, chanoine dès 1601, était locataire du Grabatoire en 1608 (Archives du Chapitre B 6, fol. 14 ve et Archives de la Sarthe, (Archi a Sarthe, G. 20, fol. 13 vo), chantre en 1633 (Ibid., G 21, fol 1 et 89), et en 1638 (Martyrologe 24; 2e partie p. 40). On trouve encore un Jean Gaceau, simple chanoine en 1651 (Ar B 10, p. 683).
(7) Cf. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements ; & XX, pp. ? 237. Ms. du Mans, 474.
(8) Archives de la
, époque à laquelle le Chapitre réglait son anniversaire qui de r le 29 août. Martyrologe 244,
x. 20). Jean Gaceau, neveu du précédent, était archidiacre de Sablé en 16
de
rives du Chapitr
arthe, G 18, fol. 26.