‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 204 sur 236 · DOSSIER DE STALLE · texte numérisé non relu

DOSSIER DE STALLE

Jeûne et tentation de Jésus-Christ : Le diable aux longues oreilles est barbu ; il

est vélu d'un froc comme un moine avec un chapelel au côté. Jésus-Christ rend la

vue à deux aveugles el guérison d'un possédé : Les deux aveugles ont chacun un

chien el un bälon en forme de béquille, plus une vielle attachée au côté droit.

Les dix lépreux : Jls ont la bouche bandée d'un linge, el portent lous au côté un

pelit baril conune des voyageurs. Résurrection de Lazare : Plusieurs des assistants

se cachent une partie du visage el l'un d'eux pince son nez avec ses doigts pour éviter l'odeur du sépulcre. Entrée triomphante de Jésus à Jérusalem : Au bas la

dale : 1575. Vendeurs chassés du Temple. Apparition à Madeleine : Au-dessous la

dale de 1576. Les deux disciples d'Emmaüs : Au-dessous, le diable assis sur le picdestal d'une colonne, préside une assemblée d'hommes el de femmes, au milieu desquels se trouvent d'autres démons". Ce bas-relief semble représenter un prêche calviniste. Jugement dernier : Jésus-Christ esl assis sur l'arc-en-ciel, les pieds posés sur le monde, entouré d'anges, de la Sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste, de Moïse et d'autres saints. Quatre anges sonnent de la trompette: les morts sortent de leurs tombeaux. Des anges viennent chercher les élus. Au-dessous, les diables roulent, dans des brouettes, tirent par les cheveux ou poussent avec des fourches les malheureux réprouvés dans une gueule béante qui figure le gouffre de l'enfer.

A l'entrée du chœur étaient quatre panneaux, actuellement dans les combles, qui représentent la Foi, la Charité, l'Espérance et la Justice.

L'œuvre tout entière n'a pas une égale valeur: les personnages sont souvent

mal dessinés el d'une exécution défectueuse, tandis que la partie décorative, les culs-de-lampe au-dessous des scènes, ne manquent pas de mérite et indiquent la

main d'un trés-habile menuisier.

Dès au moins le XIIe siècle, la cathédrale était pourvue d'orgues. On trouve

en effet dans les Actus? qu'en l'année 1116, l'évêque Hildebert avait reçu « in can-

licis el organis » des reliques qui lui avaient été adressées par le manceau Adam,

chanoine du Saint-Sépulcre*. A la fin du XIVe siècle, l'évèque Adam Chastelain paya à son église des orgues, « à la façon d'Allémaigne », qui lui coûtérent

quinze cents écus et qui furent placées dans un logis existant depuis plus de

deux cents ans'. Par un codicille fait le 4 avril 1518, avant Pâques, le cardinal de

Luxembourg donna au Chapitre la somme de deux cents éeus sol., quatre livres, Le]

« pour l'ay

der à faire les belles grosses orgues ». Ces « belles grosses orgues »

décorent le fond du transept sud. Elles furent construites après la mort du cardinal, arrivée en 1519, sous la direction de l'architecte prêtre Simon Hayeneufve, dit maitre Simon du Mans, et terminées après 1535. Le facteur {organorum composilor) se nommait Pierre Bert”, et l'organiste (en 1538) Guillaume Orry°.

L'instrument était protégé par des rideaux, car le 31 janvier 1538 (v. s.), le tein-

rideaux ?.

turier demande son salaire pour la teinture des dits

() La reproduction en est donnée dans la Sainte Scholastique de M. R. Triger, p. 161-165. (2) Page 312.

(3) Voir p. 140, note 10.

(4) Archives nationales, X/11 9197, fol. 157 à 159

- La Province du Maine, L. HI (1894), pp. 86, 87. (5) Voir dans La Province du Maine, L. HIT (1895),

pp. 91 et suivantes, Nole sur Simon Hayeneufoe, ete. (6) Archives de la Sarthe, G/19, fol. 51.

(?) « Tinctor petens salarium de tinctura ridellorum majorum organorum ecclesiæ.…… v. — Archives de la Sarthe, G/19, fol. 83 vo.

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