COUVERCLE DU TOMBEAU DE LA RECLUSE ERMECIN
dessous du Grand Crucifix et consacrérent l'autel de Saint-Jean-Baptiste”. Vers le même temps, Guy confirma les prescriptions d'Hildebert qui avait défendu de vendre les objets précieux du trésor de la cathédrale, excepté en cas d'urgente nécessité, comme la construction de l'église et l'assistance des pauvres en temps de famine‘,
Un événement, qui fait époque dans l'histoire d'une province, devait bientôt
fincentii terram de prato
(4) « Notum sit inus de Sancto-Floscello dedit monachis Sancti
» Gellardi, in die apitulo monachorum ». Cartulaire de Saint-Vincent (imprimé), col. 61. (2) Actus, p. 334.
(3) « Reclusas quæ manent in suburbio ci éclairé par une découverte faite en 1878, dans le sol de l'ancienne église de Gourdaine « in suburbio civitatis ». En y pratiquant des fouilles, des ouvr cure du couvercle, on put lire l'inscription suivante, en caractères du XIE siècle: « HIG JAGE
ECLUSA ». Revue historique el archéologique du Maine, t. NV, p. 150, et surtout Revue des soi IV, pp. 251 Ermecin, forme vulgaire d'£rmesendis, l'une des recluses dont parle l’auteur contemporain de la vie de Guy, semble devoir être identifiée avec Hermenim, recluse à Saint-Vincent. Cf. La Province du Maine, t. NII (1899), p. 337. — Le tombeau d'Ermecin est conservé au Musée archéologique du Mans. Nous
. quod G estivitatis sancti Laurentii (10 août), per manum Guidonis, elecli episcopi, qui tune erat in
lalis vietu sustinuit et vestilu ». Actus, p. 334. Ce texte est
mirent au jour un ccreueil en pierre, et sur
irmecin)
savantes,
près un dessin de M, F. Hucher.
tie par Gervais de Châleau-du-Loir, dans son domaine paternel, à l'angle
en donnons une reproduction d'a
(4) Chapelle de l'évêché rel
oriental de la cité, (Voir plus haut.)
(5) Actus, p. 335.
(6) Livre blanc (imprimé), pp. 130, 131.
se produire. Dès l'âge de quinze ans, Geoffroy-le-Bel, dit Plantagenet, fils de Foulques le jeune et d'Eremburge, avait épousé au Mans, en 1129, Mathilde, du double plus âgée que lui, fille d'Henri Ier d'Angleterre, veuve de l'empereur
d'Allemagne Henri V!. Mathilde était au Mans quand elle mit au monde, ledimanehe
5 mars 1133 *, le futur roi d'Angleterre, Henri Il, le meurtrier de saint Thomas de Cantorbéry. L'enfant fut baptisé dans la cathédrale par l'évêque Guy, le 25 mars 1133 (v. s.), le samedi, veille de Pâques. Henri Ier tint son petit-fils sur les fonts
sacrés en présence d'une foule innombrable et le dédia à saint Julien sur son
autel. Mathilde offrit à l'église un pallium et le roi Henri concéda à l'évêque un
domaine en Angleterre, de quinze mares d'argent de revenu annuel. Guy en cédait
chaqu > année sept marc: *s chanoines, en retenait sept pour sa propre mense el
abandonnait le quinzième marc au porteur de la somme ”*. Quelque temps apr
Mathilde, gravement malade, envoyait à la cathédrale deux précieuses tentures
{dorsalia) et un tapis“.
Guy venait à peine de sacrer au Mans l'archevêque Hugues, successeur d'Hildebert à Tours, qu'un violent incendie dévorait la capitale du Maine tout
entière. Pour employer le langage des Actus, ce terrible événement eut lieu en
l'an du Seigneur 1134, lune quatorzième, le 3 des nones de septembre (3 septembre), la huitième année de l'ordination de Guy, Geoffroy (Plantagenet) étant comte du Maine, Foulques (le Jeune), roi de Jérusalem, Louis (VI dit le Gros) roi de France, et Henri, roi d'Angleterre. La cité et les églises renfermées dans ses murs furent réduites en cendres. Le feu s'étendit aux faubourgs, gagnant du Vivier? au Pont de pierre et de là à la chapelle de la Couture? et à Maupertuis *. La cathédrale, qui l'emportait sur toutes les autres églises de ce temps par sa beauté et la clarté de ses nefs”, ne fut pas épargnée. Dans la crainte de la voir entièrement dévorée par les flammes, on transporta le corps de saint Julien dans l'abbaye de Saint-Vincent où il resta jusqu'à la fête des SS. apôtres Simon et Jude
(28 octobre)". Ce fut pour la maison une source de désordres. Pendant que les
(1) Chroniques d'Anjou, pp. 236,
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