VUE GÉNÉRALE DE LA NEF
le chœur s'étendait jusqu'à l'entrée de la nef et comprenail lintertransept: la preuve en est, fournie par la base des piles qui n'a pas été travaillée à la partie intérieure, cachée qu'elle était par le sol du chœur, dont le niveau était plus élevé que ceux de la nef et des transepts: une semblable disposition est
encore conservée dans la cathédrale de Coutances, monument qui offre de nom-
breuses analogies avec la cathédrale du Mans, ainsi que je le dirai plus loin. D'autre part, l'are-doubleau qui sépare la nef de l'intertransept est beaucoup plus élevé que les autres qui divisent les différentes travées de la nef, et semble indiquer ainsi, ou l'entrée du chœur, ou lexistence d'une lanterne centrale,
construction si fréquente
|| | dans l'architecture normande".
Les deux transepts se composaient chacun de deux travées et étaient terminés à leur extrémilé par une lour carrée.
Nous en trouvons la
preuve dans le transep | méridional dont la base || | du mur est encore recou- | verle du pelil apparei cubique du XIe siècle, e
dans la tour actuelle don
la partie inférieure à con-
| servé une porte el une
fenêtre romanes, ainsi
qu'un escalier plus tarc
repris et continué mais
avec changement d'axe.
| Pour le transept nord, i reste des colonnes avec
bases et le pignon de la
psallette dont le caractère
SS
1 1111: 41 architectonique ne sau- 2 6341 PTE
rail être mis en doute; ARCATURES ROMANES DU TRANSEPT NORD .
son isolement actuel de la cathédrale ne peut être objecté, car si on reporte sur ce transept nord, les
mesures correspondantes en longueur et en largeur, relevées sur le transept méri-
dional, on trouve une concordance absolue dans les plans des deux transepts.
L'étude des substructions de cette tour a confirmé l'existence des trois travées, indi-
quées sur quelques points à l'extérieur par les colonnes et les amorces des voûtes.
(1) Cette disposition se remarque particuliérement dans la cathédrale de Coutances.
A. — Bas-côtés, XIe el XII siècles.
B. — Nef du XII: siè