BAS-COTÉ MÉRIDIONAL
XIIe siècle, et dans certaines parties de la mème époque des murs des transepts. Des mascarons, semblables à ceux qui existent encore à la corniche des bascôtés, ornaient au XIe siècle la corniche extérieure de la grande nef. Ils ont
été remplacés au XVe, pendant qu'on élevait les ares-boutants, par une double
rangée de sculplures dans le goût de l'époque. Plusieurs de ces mascarons se
où je les ai
trouvent noyés dans des remplissages faits sur les grandes voûtes découverts en juillet 1899.
« On est frappé de la beauté de conception de la nef de la cathédrale, dit justement un auteur manceau !; on s'arrête à contempler chaque travée avec ses
trois élages, ses deux arcades, base solide et majestueuse, son triforium aux lignes
si pures, ses fenêtres géminées, si gracieusement encadrées par les formerets de le
voûle ». Personne ne contredira ces paroles et chacun devra avouer, avec M. L. Gonse, que cette construction est & un chef-d'œuvre de l'art roman ? ».
Les deux bas-côtés de la nef, de l'extrême
fin du XIe siècle, sont divisés en dix travées
(deux pour chaque travée du vaisseau principal) occupant chacune une surface d'environ vingt mètres carrés. Elles sont couvertes à la hauteur
de dix mètres, de voûtes d'arête en blocage,
s-doubleaux à
séparées entre elles par des ar section carrée, comme ceux du grand vaisseau. Quand on construisit la nef principale, les arcsdoubleaux des bas-côtés furent modifiés de deux en deux pour s'agencer avec la partie centrale. Ces doubleaux; d'une courbure parfois gauche,
s'appuient du côté de la grande nef sur de beaux
chapiteaux du XIe siècle, el, du côté opposé, sur
des chapiteaux du XIe à tailloirs saillants, en