CHAPITEAU DU BAS-COTÉ MÉRIDIONAL
roussard, garnis d'animaux chimériques, d'entre-
érement (railés et d'ornements à faible relief. L'un
lacs, de personnages gros:
d'eux, dans le bas-côté sud, auprès du portail latéral, représente le baptème de
Notre-Seigneur. Le Christ, nu, une colombe au-dessus de la tête, est plongé dans le Jourdain, tandis que saint Jean-Baptiste, monté sur un triangle représentant le rivage, verse l'eau sur la tête du Sauveur. Un personnage: lient le vêtement du baptisé. Une seconde scène se voit sur l'autre face. Tous les chapiteaux du XIe siècle couronnent des colonnes engagées, en pierres blanches de Soulitré, mêlées de morceaux de roussard. Quelques-uns peuvent provenir d'un monument antérieur.
Chaque travée séclaire par une grande fenêtre en plein-cintre, évasée à l'intérieur, reposant le Lore de son archivolte sur deux colonnettes, ordinairement
en roussard. Le rez-de-chaussée, séparé des fenêtres par un cordon de pierre
(1) L'abbé Launay, dans Le Maine et CAnjou du baron de Wismes. (2) L'art gothique, p. 224.
interrompu par les colonnes engagées, est orné d'une arcature à quatre compartiments et à trois compartiments seulement dans les trois dernières travées vers
les transepts.
Les murs des basses-nefs sont composés de blocages de roussard pare-
mentés en petites pierres cubiques comme certaines constructions gallo-romaines, mais sans rangs de brique. L'arcature, par son appareil plus grand, la fermeté de ses pieds-droits monolithes chanfreinés, surmontés de simples
lailloirs avee moulures, donne de
la solidité à ce soubassement tout en le décorant : elle accompagne et couronne une banquette de pierre qui règne tout le long de la construction !. Par malheur, cette banquette, les bases des colonnes engagées, beaucoup de bases et de tailloirs de l'arcature ont été renouvelés au commencement de notre siècle et n'offrent plus aucun intérêt.
L'arcature que je viens de décrire et qui présente une dispo-
sition un peu différente dans les
deux travées du bas de l'église, n'est
qu'un placage sans profonde liaison
avec le mur plus ancien. Ce mur
conserve intérieurement etextérieu-
BAPTÊME DE NOTRE-SEIGNEUR rement, au midi. c'est-à-dire vers
la place Saint-Michel, des traces de portes condamnées lors de l'établissement
de la dite arcature.
A l'extérieur, les bas-côtés sont divisés par une série de contreforts en grès el en roussard, remaniés”, d'épaisseur inégale de deux en deux, les plus gros supportant les ares-boutants du XVe siècle. Le dernier contrefort, à lorient, se distingue des autres en ce qu'il conserve, à sa partie supérieure, la base de deux
colonnettes accouplées, dont les fûts et les chapiteaux ont disparu. Ce système de
() Violletle-Due, Diet. de l'architecture, 1, 130, assigne à tort le Xe siècle comme date de construction de celte partie de la cathédrale.
(2) A l'angle du glac
s de l'un d'eux, auprès du porche méridional, sont sculptées les armes du Chapitre : ur un semis de fleurs de lys. Cette sculpture est une œuvre du XVe siècle, comme d’autres motifs voisins dont il est inutile de parler.
trois cle
contreforts, avec glacis d'où émergent des colonnettes engagées, se remarque
encore à la nef de la Couture, sur le côté septentrional, et à l'abside romane de