EURE DE LA NEF (NORD
l'église de Tennie'. Mais à cette dernière, chaque contrefort ne donne naissance qu'à une seule colonnette. Les dix-neuf fenêtres, qui s'ouvrent entre les contre-
forts, ne possédent plus les tores et les colonnettes de l'intérieur. Elles reposent
(4) Canton de Conlie, Sarthe.
leur double archivolte, surmontée d'une moulure, sur de simples pieds-droits".
s distinctes :
La façade de la nef de la cathédrale se compose de cinq parti La façade du vaisseau central: deux gros contreforts ajoutés au XIe siècle, coupant les lignes de l'architecture romane; la façade des bas-côtés : une tour carrée à l'angle nord; un perron construit au XVIII siècle, par Myr de Froullay.
La façade du vaisseau central, en partie en grand appareil, est occupée au centre par un large portail cintré qui se dresse sur des pieds-droits avec archivolte qui se compose de trois rangs de claveaux dont les angles sont abattus à leur extrémilé. Dans le rang du milieu se voit une série de petits losanges en creux. Le tympan, appuyé sur un linteau de plu-
sieurs claveaux, est rempli de pierres
cubiques disposées en échiquier. Il con-
serve les traces d'une litre royale du
XIVe ou du XVe siècle”, peinte en rouge et en noir (encadrement noir, couronne
et fleurs de lis roug
). De chaque côté
du portail, une arcature ornée de bâtons rompus, est engagée derrière les épais
contreforts, bâtis à la fin du XIe siècle,
pour contrebuter les voûtes de la grande nef. On remarque au-dessus de l'archi- FAÇADE DE LA NEF volle, un étrange assemblage de grands losanges munis de billettes et de pointes de diamant. Au centre de cet encadrement, trois bas-reliefs représentent, le premier, à la place d'honneur et dans un médaillon, un personnage couronné, dominé par une colombe mutilée, tenant un sceptre de la main gauche et bénissant de la droite”, le second, à gauche, un sagittaire, el le troisième, à droite, un griffon ailé. Plus haut, au-dessus d'une galerie du XVe siècle, dont la rampe a été détruite par les Huguenots en 1562, s'ouvre une immense fenêtre cintrée. Son archivolle,
décorée de billettes et de dents de scie, d'éloiles, de têtes de clous, de roses non
épanouies el de lores, est soutenue par six minces colonnettes avec chapiteaux. À
l'intérieur, celle même grande fenêtre n'est ornée que de deux longue
colonnettes
(1) La dernière fenêtre du bas-côté nord a été complètement rétablie. Tout à côté, on a découvert un conduit de cheminée, pi itement enduit à l'intérieur, qui débouche au-dessus de la voûte. Les tr d'une autre cheminée ont été constatées dans le même bas-côté chanoine Pier
$ non équivoques
l'endroit où se trouve la pierre funéraire du
ssier.
2) Des traces d’une litre, qui peut remonter aux rois Charles VI ou Charles VIT, bienfaiteurs de la cathédrale, se voient encore sur les piliers de la nef.
(3) Certains auteurs l'ont identifié avec le Christ roi.
HVLAOd AU NVANXL
lui servant de pieds-droits, qui sont coupées au-dessus de leurs bases, par un cordon ajouté après coup au XIIe siècle. A l'extérieur, elle est flanquée de deux arcalures romanes, en partie dissimulées derrière les gros contreforts. Au-dessus, des cordons entrecroisés, garnis de pointes de diamant, de torsades et de têtes de clous, garnissent le mur sous une élégante corniche composée de petites arcatures
à consoles. Le pignon, en
retrait de l'aplomb du mur inférieur, offre un appareil de petites pierres de deux
couleurs, carré S, pose!
s sur l'angle, excepté dans la partie supérieure construite au XIe siècle, en même temps que les gros contreforts. Primitivement, une croix devait se dresser à la pointe du pignon.
Sur les deux gros con-
treforts du XIe siècle, sont incrustés deux lions informes, qui, comme le person-
nage couronné, le
sagillaire et le griffon, paraissent provenir d'un édifice plus ancien.
Il semble possible de rattacher à cet édifice détruit le
cavalier placé au-dessus de la
porte de la grosse tour et un ion encastré sur une des PORTE LATÉRALE DE LA FAÇADE DE LA NEF iles du porche méridional.
Construites dans un mur en petit appareil et séparées du portail principa
ar les gros contreforts, les petites portes ont leurs archivoltes garnies de billettes,
de chevrons bris
s et d'un double rang de besans unis par un filet. Elles donnen
accès dans les collatéraux et sont surmontées de fenêtres qui, comme les autres
fenêtres des bas-côtés, n'ont pour ornement qu'un cordon mouluré encadrant
‘archivolte. Intérieurement, le cintre de ces portes, nouvellement restauré, s'engage dans l'ébrasement des fenêtres. A la petite porte occidentale, les deux
chapiteaux offrent l'image de deux monstres à tête commune et d'un corps-à-corps
de chevaliers dont les targes sont suspendues auprès d'eux.
À l'angle du collatéral nord s'élève une lour carrée, bâtie en petites pie
cubiques. Elle est couronnée d'une pyramide du XVe siècle, veuve de ses sculptures, el renferme un escalier en spirale desservant les combles de la nef. Quand on établit la pyramide du XVe siècle, au lieu de l'ancienne fléche romane", il fallut défoncer la voûte supérieure en blocage qui renfermait des longrines de Jois en guise de chainage. Naturellement les pièces de bois ont disaru, mais une partie de eur moule existe encore dans la maçonnerie en arrachement. Une porte, raliquée sur le pallier supérieur de cet escalier, >ermet l'accès d'un étroit assage d'environ cin-
quante centimètres de
argeur, ouvert dès l'ori-
gine dans l'épaisseur des murs de la façade de la nef, par lequel on arrive aux grandes voüles el qui dessert encore les combles du bas côté méridional.
Avant le XVIe siècle, une seconde tour semblable ornait l'angle occidental de la nef, à l'endroit où se trouve le
peulvan. Il est encore
possible d'en apercevoir
la porte aveuglée à l'in-
EUR DE LA VIEILLE TOUR PRÉ pas térieur du bas côté. Lors
de sa démolition, probablement à la fin du XVe siècle, on dut élever à l'extrémité intérieure du même collatéral, auprès du transept, une autre tourelle à pans”,
pour faciliter l'accès des combles.
() Il existe encore dans la Sarthe, une flèche romane qui donne l'idée de ce qu'était l'ancienne flèche de
la petite tour de la cath le ; c’est celle de l'église des Loges, commune de Coudrecieux.
(2) Elle est ornée des anciennes armes frustes de la ville du Mans (une croix et trois chandeliers)
Le porche qui se trouve au flanc sud de la nef, en face de la Grand’ Rue,
principale artère de l'ancienne cité, est connu sous les noms de porche de la
Pierre au Lail où du Cavalier '. I est formé par une voûte carrée à nervures
croisées ornées de petits quatrefeuilles, et avance en saillie prononcée en dehors