‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 64 sur 236 · L'ÉGLISE DU PRÉ · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE DU PRÉ

point qu'on ne peut déterminer.

La place des ruines au contraire correspond exactement à l'emplacement de la tour liée au transept nord, faisant le parfait pendant de la tour située à l'extrémité du transept sud. Or, ces deux tours, incontestablement unies aux anciens transepts, comme il est facile de s'en rendre compte, et situées à vingt-cinq ou vingl-

six mètres du centre de la croisée

de se, sont les deux tours

fondées par Arnaud et Hoël !

Les ruines de la porte de la Psallette constituent done les

derniers vestiges de la tour nord

de la cathédrale du XIe siècle.

On a souvent répété? que les deux grosses tours de Saint-Julien avaient dû être rasées vers 1099, par ordre de Guillaume-le-Roux.

Le texte des Aclus relatif à ce fait ne

permet pas une telle

interprétation”. Bien plus, certains documents attestent l'existence de la tour du nord au

XIIe siècle et pendant les siècles

suivants. La vie de Guillaume

de Passavant, à la fin du XIIe siéele, parle de la chapelle placée à l'étage

supérieur, dans la tour auprès de la cathédrale, du côté de l'évêché". Il résulte

(1) La tour du sud a été remaniée au XII: et au XIVe siècle. Cependant on n'a pas changé la disposition

intérieure de son rez-de-chaussée

(2) M. l'abbé Persigan, Recherches, p. 67, et M. Le

(3) Voir p. 138.

trois travées, une

ande et deux petites, comme à la tour du nord. bvre-Pontalis, Revue du Maine, XXN, 34.

(d) « Capella tertia altior, quæ in {urri sila ecelesiam cathedralem vicinius speculabatur ». Actus, p. 373.

d'un procès de 1422, entre l'évêque Adam Chastelain et son Chapitre, qui reconstruisait le transept nord, que les chanoines faisaient alors abattre à l'extrémité de ce même transept « de vieulx murs où il avoit une chappelle de la » Magdelaine par en hault qui avoit sa veue sur l'ostel épiscopal, et de l'autre part » estoit la chapelle Saint-Jehan » qui pareillement avoit sa veue

» sur le dit hostel épiscopal ».

L'évèque. en se défendant, décore ces « vieulx murs » du nom de «tour » de l'église'. Malgré la démolition de la partie de cette

tour qui gênail l'établissement de

la g

grande rose du transept, il en

restait assez pour abriler une

chapelle, car Pierre Hennier dit, dans son Ordinarium novum, de 1181, que le Jeudi-Saint, les

chanoines devaient aller en pro-

cession à la chapelle épiscopale, pour laver l'autel: de là, ils revenaient « à l'aulel qui est dans la Tour, devant le Vieux Chapilre », puis à l'autel de Saint- Jean-Baptiste *. Il est probable que la chapelle de la tour et une grande partie des murs de cette construction disparurent seule-

ment en 1725, lors de la transfor-

mation de l'évêché, sous l'épisco- TRAVÉE DE LA NEF DE

pat de Charles-Louis de Froullav.

Mais, ce qui en reste, présente un grand intérêt pour l'histoire de la cathédrale, et, à ce titre, le portail de la Psallette mériterait d'être mis en valeur par une restauration intelligente, permettant d'étudier facilement un édifice qui se classe entre les années 1067 et 1096.

Vulgrin, qui put asseoir les fondations de la cathédrale, de 1055 à 1065, en

(1) Arch. nat. X ta 9197, fol. 155 à 1 €) « Deinde processione ordinata proceditur ad capellam episcopi et abluitur

ltare, de hine ad allare quod

ire saneli Johannis, et sie ad omnia allaria continue et ordinate

» est in lurri ante velus Capilulum, deinde ad à » usque dum omnia altaria ecclesiæ abluta fuerint ».

avait terminé quelques parties, notamment le chœur et la croisée, avant sa mort !. Il est permis de croire que les substructions des basses-nefs sont des restes

de l'œuvre de Vulg

in. Ces substructions conservent au milieu de leur petit

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