COLONNE MONOCYLINDRIQUE, NOYÉE DANS UNE PILE
de fenêtres dans l'axe central des
arcatures du rez-de-chaussée. La même disposition des fenêtres du clerestory
ste encore au Pré.
Il est un point assez
important sur lequel je ne saurais être d'accord avec M. Lefebvre-Pontalis. J'ai attribué à l'évêque Hoël (1085-1096), la grande façade de la nef. M. Lefebvre-Pontalis y voit au contraire l'œuvre de son successeur Hildebert, et en donne les raisons suivantes: « Si la nef de la cathédrale ne » conserve que quelques fragments de l'œuvre d'Hildebert, il n'en est pas de » même de la façade dont la plus grande partie doit lui être attribuée. Les portails » latéraux sont conçus dans le style en usage au début du XIe siecle, et leur
» archivolte, garnie de bâtons brisés, repose sur des chapiteaux ornés de feuilles
d'acanthe. On pourrait être tenté de faire remonter le portail central , dépourvu
(1) Tome XXY, p. 48, planche III.
€) Recherches, p. 89.
@) Bulletin monumental, XXXIX, année 1873, p. 489.
» de colonnettes et de moulures, à une époque plus ancienne, mais les deux
» arcatures dont il est flanqué, offrent une décoration semblable à celle des portes » latérales, sa construction doit être contemporaine de la partie inférieure de la » façade, où l'on ne remarque aucune trace de raccords, sauf dans le voisinage » des deux contreforts ajoutés au XITE (lire XIIe) siècle. Du reste, les figures qui
» surmontent l'archivolle du portail principal peuvent servir à en déterminer la
» date... Les cordons de billettes qui accompagnent les trois portes ne peuvent » fournir une preuve suffisante pour les dater du XIe siècle, car ce genre d'orne- » ments fut employé au XIIe dans tout l'ouest de la France. La grande fenétre de » La façade porte l'empreinte d'un art beaucoup plus avancé. Les moulures de son » archivolle et les chapiteaux de ses colonnettes offrent » tous les caractères de l'ornementation de la seconde » moitié du XIe siècle. Jl est probable que la baie primi- » live percée dans l'axe de la façade élail beaucoup plus » étroite, puisqu'elle fut remplacée par la fenétre actuelle » & l'époque où Guillaume de Passavant entrepril de » vouler la nef. Le pignon fut évidemment construit en
» même lemps que le grand portail, car son appareil est
» formé d° ses {aillées en lozange qui forment une
» décoration analogue à celle du tympan. Pour restituer
» la façade dans son état primitif, il suffirait de suppri-
» mer les deux épais contreforts dont elle est flanquée et CHAPIT
ae » de réduire les dimensions de la fenétre centrale, en sim- » plifiant son ornementalion. La hauteur du pignon » surélevé au XVe (lire XIIe) siècle, devrail également être diminuée. En attri-