‹ La cause des restes d'IsraelChapitre 35 sur 85 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Signatures et paroles des Eoèques de Suisse.

Harmonies entre la Suisse et la Judée. Le lion de Lucerne et le lion de la tribu de Juda : bonds suprêmes dans la fidélité et Tliéroïsme. — IL Ces harmonies se retrouvent dans les noms de TEvêque d'Hébronet de l'Evêque de Bethléem. Empressement deTEvêque de Lausanne et Genève à signer le Postulatum pour qu'il n'y ait bientôt qu'un seul troupeau et un seul pasteur. Piquante réflexion de l'Evêque de Sion à Sa Sainteté Pie IX. Contraste douloureux exprimé par l'Evêque de Bâle entre les .luifs favorisés et les jésuites expulsés.

Les voyageurs qui après avoir vu la Judée visitent la Suisse sont frappés d'une certaine ressemblance entre ces deux belles et curieuses contrées du monde. Chez l'une et chez l'autre, fertilité des vallées et gracieuseté des lacs. Mais ce qui nous a enchanté nous-mêmes, c'est la vue du lion de Lucerne qui a fait naître dans nos cœurs de palpitantes espérances. On sait que des soldats suisses se firent tuer sur le seuil des appartements de la famille royale de France le 10 août 1792 : aussi, ce lion de grandeur colossale est- il représenté percé d'une lance; il expire en couvrant de son corps un bouclier fleurdelisé, qu'il ne peut plus défendre et qu'il soutient dans ses pattes. Au-dessus du lion est gravée cette inscription : Heli>etioriim fidei ac çirtuti, à la fidélité et au courage des Suisses ; et plus loin cette autre inscription : Inçictis pax, aux invincibles la paix !

En contemplant ce superbe et expressif monument, notre regard plongeait dans l'avenir; il nous semblait apercevoir le lion de la tribu de Juda, représentant les restes d'Israël, se dresser dans un dernier bond d'amour pour la défense de la sainte Eglise et expirer dans une sublime réparation de fidélité.

La paix souhaitée aux invincibles Suisses, étendit alors un reflet sur notre Postulatum.

Les harmonies suisses et palestiniennes que nous venons de décrire se retrouvaient jusque dans les noms de deux évêques dont la courtoisie à notre égard restera gravée dans nos cœurs : l'évêque d'Hébron, titre épiscopal donné à Mgr Mermillod, et l'évêque de Bethléem, in pârtibus, titre épiscopal donné à Mgr Ragnoud. Il nous souvient avoir entendu sur l'évêque d'Hébron, ce mot caractéristique : « C'est l'abeille du Concile. » Eloge bien mérité, soit par ses infatigables démarches en faveur de la cause de l'Infaillibilité pontificale, soit par l'exquise parole qui, comme un miel palestinien, découlait des lèvres de l'éminent évêque.

A la suite de ces deux noms, la reconnaissance nous fait inscrire des signatures et des paroles qui honorent la Suisse :

L'évêque de Lausanne et Genèi^e (Mgr Marilley): — «Je donne ma signature de toute mon âme, car Je désire qu'au plus tôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur. »

L'évêque de S ion (Mgr Joseph de Preux) — « Je vais tâcher, en signant, de réaliser en faveur des Juifs quelque chose de mon nom. Je ne suis cependant, ainsi que je le di-

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