CHAPITRE PRÉCÉDENT
Nous tombâmes d'accord sur cette conclusion : il faut raisonner par rapport au mariage civil comme par rapport au fait de l'émancipation. Des circonstances indépendantes de nous ont introduit ce nouvel ordre de chose dans la société ; la sagesse consistera à éviter tout le mal possible, et à tirer de cette situation non pas un bien absolu mais un bien relatif, car le bien absolu n'est plus guère réalisable. Si donc un grand nombre de mariages mixtes produisent plus d'heureux résultats que de mauvais, incliner vers la facilité.
L'avenir a justifié cette sentence de facilité si l'on prête l'oreille aux gémissements des rabbins et au cri d'alarme de la presse juive. Les mariages mixtes peuplent l'Eglise et dépeuplent la synagogue.
L'évêque de Milet, en Asie Mineure sur la côte de Carie. — « Courage, Messieurs, je vous félicite de votre zèle admirable pour le salut de vos frères. Espérons que tous ceux qui restent régneront avec nous dans l'éternel royaume des cieux. »
L'archevêque de Tarse en Cilicie, rite arménien (Mgr Ausar-Wartan). — « Je vais signer au nom de saint Paul dont je possède la ville de naissance. Le grand apôtre a fait cette prophétie qui illumine votre Postulatum : « Si la ruine des Juifs a été le salut de la Gentilité qui les a remplacés, que sera leur rappel, sinon, pour le monde encore, un retour de la mort à la vie ? »