SERVIABLE INTERVENTION DE NOSSEIGNEURS
Le premier dans la formation du nœud tutélaire fut Monseigneur Manning. archevêque de Westminster.
Lorsqu'il s'était agi de recueillir les signatures des Archevêques et Evêques de la Grande-Bretagne (voir chapitre xv) Monseigneur Edouard Manning nous avait ouvert ses bras et son cœur par cette inoubliable confidence : « Il y a trente- cinq ans que je pense continuellement à votre peuple, et je ne monte jamais au saint autel sans y avoir une intention spéciale pour la conversion des Israélites ». Encouragés par le souvenir de cet accueil, nous nous rendons à la résidence anglaise. Dès que nous nous trouvons en présence du sympathique prélat, nous lui disons : « Monseigneur, nous avons conservé dans nos cœurs ce que vous nous avez dit de si bon à l'égard des Israélites, et nous venons vous mettre au courant du recueil des signatures. » Monseigneur Manning réplique avec vivacité : « C'est magnifique ! 500 signatures pour l'Infaillibitlité et 500 signatures pour le peuple juif, quelle coïncidence ! » Ensuite, la conversation s'engage sur la manière la plus favorable de présenter au Concile la supplique des Evêques pour les restes d' Israël. « Ecoutez, nous dit Monseigneur, voici, je crois, la manière la plus magnifique : prier le Souverain Pontife de prendre lui-même les devants d'une allocution. Puisque les Evêques lui ont présenté ce Postulatum, en prononçant une allocution Sa Sainteté répondrait à l'acte des Evêques. Et cette réponse se ferait en la fête de la Pentecôte, dans l'allocution de ce jour-là. Les Evêques ont prié, le Pontife répondrait à la prière des Evêques, ce serait l'assentiment de l'Eglise universelle, et cela le jour où saint Pierre a parlé lui-même aux israélites et en a converti cinq mille. Quelle grandeur alors pour ce Postulatum. C'est je crois, le meilleur conseil. Ecoutez, je me charge de présenter ces vues au Souverain Pontife, je vais demander une audience.
L'audience ne se fit pas attendre, et Monseigneur nous