MANNING, FESSLER, GUIBERT
confia ce bon résultat : « J'ai vu île Saint- Père, je lui ai exposé mes idées. Il a paru très content. Il m'a répondu : « Je ferai quelque chose. » Il faut maintenant traiter l'affaire avec les Cardinaux présidents. Je leur parlerai. » Monseigneur Manning ajouta : Je suis satisfait de m' être occupé de votre peuple : il y a deux peuples que j'aime: le peuple anglais, mon peuple, et le peuple juif; et tous deux feront des merveilles un jour quand ils seront catholiques : l'un par son bon sens pratique, l'autre par son ardeur et sa persévérance, tous deux grands peuples missionnaires, répandus partout.
La réception que nous trouvâmes auprès de Monseigneur Fessier, archevêque de Thessalonique et secrétaire du Concile du Vatican, ne fut pas moins gracieuse que la précédente. Il nous dit : « Le Pape m'a remis lui-même votre Postulatum, son but et ses 510 signatures, c'est un grand résultat. J'en aurai soin. Que le Seigneur bénisse vos intentions et vos travaux. Si je puis vous être utile, disposez de moi. »
Le Ciel permit que le jour même où Pie IX remettait notre Postulatum à Monseigneur Fessier, Sa Sainteté reçût en audience le Supérieur général des Pères du Saint- Esprit et du Saint- Cœur de Marie, qui venait l'entretenir de l'introduction de la cause de béatification du Père Libermann, fils d'un rabbin et leur fondateur. Après l'avoir écouté, Pie IX lui dit : « Quelle espérance ! Il y a les deux frères Lémann et les deux frères Ratisbonne qui s'occupent des Israélites. Les deux frères Lémann m'ont présenté un Postulatum signé par beaucoup d'Evêques en faveur de leur peuple, c'est une bonne chose. C'est difficile de rame-