Priem, VÉvolutîon, pages 137, liO
supiaux qui se seraient modifiés... En vérité, pour concevoir un marsupial se changeant en placentaire, il suffit de supposer que Tallantoïde, au lieu d'être frappée d'un arrêt de développement, s'est agrandie par degrés. Je ne comprends pas le marsupial considéré isolément; je le comprends comme représentant le passage au placentaire *. » Cette dernière réflexion de M. Gaudry démontre bien la vérité de Tappréciation que faisait de la théorie de la transformation des espèces l'illustre paléontologiste de Genève, F.-J. Pictet : (( Cette théorie se lie avec l'idée de l'échelle des êtres et avec celle du perfectionnement graduel dans les âges géologiques ; elle est leur lien, leur complém.ent et leur explication; elle forme avec elles un corps de doctrine complet. La théorie de la transformation des espèces nous paraît complètement inadmissible et diamétralement opposée à tous les enseignements de la zoologie et de la physiologie -.»
Darwin a montré que TOcéanie s'enfonce dans les eaux; peut-être par suite de cet abaissement, elle a été séparée de l'ancien monde à une époque très ancienne. « C'est pour cette raison, dit M. Gaudry, qu'elle est habitée par des marsupiaux dont l'état d'évolution 7ie dépasse pas beaucoup celui dans lequel étaient les mammifères européens vers la fin de l'époque secondaire ^ »
Puisque d'après M. Gaudry les placentaires sont et
i. A. Gaudry, les Ancêtres, pages 39-40.