IV. Les graves désordres et le plus ordinairement
la mort que déterminent les parasites par leur présence et leur nutrition dans les organes spéciaux qui leur ont été assignés primordialement chez les vertébrés, prouvent que l'inférieur a été conçu et créé avec un organisme tel qu'il ne peut vivre qu'en détériorant et même en détruisant le supérieur.
Conclusion. — Ces faits sont contraires à la théorie qui accorde les attributs moraux à la Cause première, à savoir : sagesse, bonté et justice.
V. Les conceptions de types tels que ceux des cestodes, de Vascaris nigrovenosa, du distome hématobie et du trichosome crassicauda, ces conceptions étranges, loin d'attester une aspiration exclusive et constante vers le beau-, accusent au contraire un goût pour le hideux qui touche parfois à la démence hystérique.
Conclusion. — Ces faits sont contraires à la théorie qui, accordant à la Cause première les attributs moraux, fait de la Cause première l'artiste qui imprime aux êtres qu'il pétrit un reflet de sa beauté infinie.
Appendice. — Voici quelques citations empruntées, non aux philosophes toujours suspects aux savants, mais à d'éminents savants eux-mêmes, qui résument avec concision la théorie des attributs moraux accordés à la Cause première :
1** Agassiz, De Vespèce en zoologie, page 10 : « Le plan de la création n'est pas issu de l'action nécessaire des lois physiques, mais a, au contraire, été conçu par l'intelligence toute-puissante et mûri dans
sa pensée avant d'êtipe manifesté sous des formes extérieures tangibles. »
Page 183 : « Le plan de la création tout entière a été mûrement délibéré et arrêté longtemps avant d'être mis à exécution. »
Page 183 : « Dans la gradation des animaux, chaque terme a été préconçu. »
Page* 8 : « Les coupes zoologiques (embranchements, classes, ordres, familles, genres, espèces) ont été instituées par Tiatelligence divine comme les catégories de sa pensée. »
2» Albert Gaudry, les Ancêtres., page 159, dit que les naturalistes voient dans l'apparition successive des êtres aux temps géologiques « une continuité de plan qui atteste un artiste immuable » .
Page 168 : « L'artiste qui pétrissait était le Créateur lui-même, car chaque transformation a porté un reflet de sa beauté infinie. »
Les théories de l'archétype, de l'échelle des êtres et du perfectionnement graduel ne sont au fond que la traduction, sous une forme scientifique, des théories philosophiques qui accordent à la Cause première les attributs moraux. Fondées sur quelques faits particuliers observés dans un temps et un espace limités, elles se sont écroulées lorsqu'on les a soumises au contrôle des faits qui se sont déroulés dans toute la série des ères géologiques et sur toute la surface de la terre.