‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 133 sur 197 · I. — l,e» problèmes du règne vég^étal · texte numérisé non relu

I. — l,e» problèmes du règne vég^étal

Les problèmes principaux que présente le règne végétal sont les mômes que ceux du règne animal ; ils peuvent être ramenés aux quatre suivants :

10 Les végétaux ont-ils une structure dérivée d'un plan unique y ou bien dans le nombre total des structures discerne-t'On plusieurs plans?

Si les végétaux ont respectivement une structure dérivée d'un plan unique, il sera plausible de croire et possible de démontrer que tous les végétaux descendent d'un ancêtre commun.

Si, au contraire, les structures des végétaux attestent plusieurs plans dissemblables, irréductibles, il

sera illégitime de croire et impossibfè de démontrer que les végétaux descendent d'un ancêtre unique et commun.

2» Peut-on rendre compte des différences de structure par les modifications qu'impriment à l'organisme les conditions variées du milieu ambiant?

Si les conditions extérieures sont assez, puissantes pour modifier la structure des individus au point de faire passer cette structure d'un type à celle d'un autre type à l'aide de l'accumulation progressive des différences, alors la transformation d'un groupe en un autre groupe sera possible ; il sufûra d'un temps plus ou moins long selon le degré d'intensité qu'aura sur l'être organisé l'action exercée par les conditions extérieures.

Si les conditions extérieures exercent une action restreinte, limitée à certains détails secondaires; si elles laissent intact le type même de la structure, la transformation d'un groupe en un autre groupe sera impossible.

Toutefois, ce que ne pourront faire les conditions extérieures, peut-être un autre procédé lepourra-t-il; de là le problème suivant :

3® Peut-on rendre compte des différences de structure par les résultats du croisement d'individus appartenant à des groupes différents?

Oui, si le croisement donne des produits indéfiniment féconds; le produit d'un tel croisement ayant un type intermédiaire entre. les deux types des végétaux croisés, il s'ensuit que les croisements ulté-

rieurs, en se variant indéfiniment, pourront donner des individus de tout typé et de toute structure.

Au contraire, si le croisement est infécond au bout de quelques générations, le type intermédiaire produit ne se maintiendra pas : il s'éteindra promptement.

Si le croisement est infécond du premier coup, nul passage d'un type à un autre type n'est possible.

4o La succession des végétaux dans les divers étages géologiques révèle-t-elle une évolution constante et continue vers le mieux, c'est-à-dire vers une organisation supérieure, ou bien a-t-on constaté des défaillances ou des retours en arrière, c'est-à-dire a-t-on constaté que V évolution vers le mieux n'a été ni constante ni continua ?

Il est clair que si dans révolution on constate des défaillances et des retours en arrière, on devra se faire de la Cause première une tout autre idée que si le progrès est constant et continu.

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