‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 147 sur 197 · B. Renault, Plantes fossiles, pages · texte numérisé non relu

B. Renault, Plantes fossiles, pages

2. D'après ce tableau, notons que les cordaïles sont de beaucoup antérieures aux sigillaires, ce qui ne permet pas de les regarder comme dérivées des sigillaires. D'autre part, les lôpidodendrons les plus anciens datent également du dévonien ; les cordaïtes étant contemporaines des lépidodendrons n'ont donc pu dériver de ceux-ci.

L'ancêtre probable du Stangeria actuel s€&*ait, d'après Saporta, le nilsônnia du rliétien, étage le plus ancien du jurassique.

Les études et les tableaux des émlnents botanistes darwinistes sont du plus haut intérêt; mais on doit leur appliquer ce que disait si justement Quatrefages des tableaux zoologiqueji de filiation dressés par M. Gaudry :

(s Ces tableaux ont pour la science un réel intérêt en ce qu'ils permettent de saisir d'un coup d'œil les rapports multiples que présentent certains mammifères des anciens mondes entre eux avec leurs représentants actuels ; ils n'apprennent rien quant à la cause qui a déterminé ces rapports *. » Par exemple :

10 Les lépidodendrons n'avaient que du bois centripète, bois caractéristique des cryptogames; dans les sigillaires lisses apparaît le bois centrifuge, qui caractérise les phanérogames;; le bois centripète était réduit presque k rien*.

Ce qu'il faudrait faire connaître, c'est la cause qui a déterminé l'apparition du bois centrifuge et la disparition graduelle du bois centripète;

2<* La fécondation chez les lépidodendrées se faisait par l'intervention d'un anthérozoïde; chez les cycadées primitives par des grains de pollen ',

Ce qu'il faudrait expliquer, c'est comment l'anthérozoïde cilié, doué demotilité, a pu se transformer en

Page 1