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Lemaoct et Decaisne, Traité de botanique^ page

LE PLAN DE LA. CRÉATION feT LE RÈGNE VÉGÉTAL 868

que rélément pritnitif ë§t là celltile ; J)Ui8 se forJtttëfit et se différencient Ibà flbrëâ et lëS ¥àiSsëaut. Il bé§iilt« de là (Jue là plante restée céllulàlfë â l'état âddltë est regardée comme un arrêt de développement de lA plarite Ûbro-vascûlàii^fe; elle ëSt donc ItifôHéUré à cellë-ëi.

AU tJlli^ bafe de l'échelle sbtil hé acbtyléddhes ëxclUsivemétît célltllaireg, lelè que leâ al^deà, led bhân1t)lgnoiis, les lîbhëiis:

Au sommet de l'échelle soht Ifes ëbtylédotiëS. j)ârfcé que chez elles lés fibreê ël les Vàisèëàiix btlt l'brgahisâtion là plus variée.

Ëhtte les âbotylédoriés bëlliiiàltëâ et les ëbtylédonëâ s'intercalent les fougères, acotylëdBrièé qtii ont des vaisséâtix, maiè d'Urië 'dr^âtiisâtlbh niolnâ variée que celle deéfeoiylédbhës:

La localisation des organes est la disposition, sur des pbtdtê délètminés, de chacun des appareils, et la sépârâtibfa bu distlhclioh dfe cet appareil d'avec tbuè les aûtreê, de ses voisins surtout.

Le terme opposé à la localisation, ii'est la difîusiori, là cbiifVision et là sbudure en Uii tout plus ôii moins hbmogène du 'cailcfe, de l^bvaîtè, des étamihes et des pétales.

L Racine. — Chez leé dicbtylées, la taclné eSt pivotante, c'efet-à-dire bien locâlisé'e ëtt iih àëûl axe.

lequel est opposé, base à base, à la tige; la durée de la racine n'a. pas d'autre limite que celle môme de la durée de l'individu ; c'est la racine primordiale.

Chez les monocotylées, les racines, au lieu d'être pivotantes, ont en général une base multiple, c'est-àdire qu'elles se composent de faisceaux simples ou peu ramiûés naissant tous du collet; elles sont composées de multiples parties homologues, ce qui est un caractère de dégradation.

Les racines primordiales des monocotylées ont- une faible durée ; elles disparaissent successivement de bas en haut, et sont remplacées par des racines adventivespu secondaires.

Les acotylées vasculaires (fougères, équisétacées, etc.) ont seulement les racines adventives ou secondaires.

Les acotylées cellulaires (algues, champignons, etc.) n'ont ni racines primaires, ni racines secondaires; ce sont des cellules qui s'allongent dans le sol pour s'y enfoncer.

IL Tige. — Chez les dicotylées, la tige est formée d'un axe simple, qui va se divisant en axes secondaires ; ces axes secondaires sont nés de bourgeons placés à l'aisselle des feuilles.

Chez les monocotylées, les tiges sont multiples ou simples ; quand elles sont simples, le tronc n'est pas ramifié, la tige reste simple par l'arrêt de développement des bourgeons axill aires.

La description de la structure des tiges chez les

dicotylées, les monocotylées et les acotylées a été donnée précédemment ^

III. Feuilles. — Chez les dicotylées, les feuilles ont généralement à leur base un pétiole où convergent et se localisent les faisceaux vasculaires, puis un limbe dans lequel ces vaisseaux s'épanouissent. A la conjugaison des faisceaux succède donc leur disjonction.

Chez les monocotylées, au contraire, à la place du pétiole dont les éléments vasculaires sont localisés, est une gaine circulaire d'où les faisceaux, restés parallèles, s'élèvent dans une sorte de limbe, continuation de la gaine. Ici donc, ni concentration ou localisation des faisceaux fibro-vasculaires au voisinage de la tige, ni disjonction ultérieure. C'est ainsi que, par défaut de localisation, les feuilles, comme la racine et la tige, placent les monocotylées au-dessous des dicotylées.

Chez les acotylédones, les feuilles ont la même organisation que la tige. Les fougères sont au premier rang par leurs feuilles à nervation qui rappellent celles des dicotylées. Chez les acotylées inférieures, les feuilles et la tige sont représentées par une fronde entièrement composée de cellules.

IV. Fleur. — Dans les plantes cotylédonées, la fleur est un assemblage de verticilles de feuilles diversement transformées ; ces verticilles, ordinairement au nombre de quatre, sont disposés l'un au-dessus de l'autre, en anneaux ou étages tellement rappro-

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