APPARITION DES VEGETAUX DANS LES ERES GÉOLOGIQUES
Au chapitre intitulé « Ères géologiques et classification des animaux », nous avons donné l'énumération des périodes que comprend chaque ère géologique.
Nous avons également donné, pour la durée chronologique, l'estimation des physiciens et celle des géologues, soit 20 millions d'années d'après les physiciens, et 100 millions d'après les géologues.
Rappelons enfin à la mémoire la loi des concordances et celle des extinctions :
10 Loi des concordances. Lorsqu'une flore apparaît dans une certaine couche géologique, elle apparaît dans la même couche sur toute la surface du globe. Les modifications qui se font dans cette flore ne sont pas isolées, c'est-à-dire bornées à telle ou telle région, elles s'étendent simultanément sur toute la surface du globe.
2^ Loi des extinctions. Lorsqu'une espèce végétale s'éteint dans une région déterminée du globe, c'est pour toujours ; jamais dans la suite il n*y aura retour de cette espèce dans les couches d'origine plus récente.
Ces deux lois ont régi le monde végétal pendant tout le temps où régna sur la terre l'uniformité de climat, c'est-à-dire jusqu'à la période crétacée; cet espace de temps comprend 19 millions d'années d'après les physiciens, ou 94 millions d'après les géologues..
Durant cette longue série de siècles, les renouvellements de flores furent nombreux et complets ; cela rend impossible pour la flore contemporaine toute descendance par filiation continue des flores géologiques. Aussi lorsqu'on dit : Telle cycadée apparut à telle période, tel peuplier à tel autre, cela ne signifie point que les cycadées actuelles ou les peupliers contemporains sont les descendants de cette cycadée ou de ce peuplier; cela signifie uniquement que le type du genre cycadée ou le type du genre peuplier a fait à telle époque sa première apparition. « Les platanes et les tulipiers (magnoliacées), dit M. de Saporla, se montrent à nous de très bonne heure, dès le milieu de la période crétacée. Cette apparition initiale répond à celle de type et nous apercevons clairement les ancêtres éloignés en tant que types de nos platanes, de nos peupliers et de nos tulipiers. Mais il ne s'ensuit pas que nos formes actuelles soient les descendants directs de chacune de ses formes prototypiques ou de l'une prise séparément. C'est seulement plus tard et
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dans le cQ4r^ du tertjçijre que je§ If^pes (Je nqtre platane ordjpaire, (jHe V^ppêtr^ wM^ flU iflliR^F ftffl^vjc^in et le§ pr^dépes^fiurs éyjdepts dfîg pHPljPP aetuelg; ^ laissent (:}c^ipemei)t aReppeypir pt §q ^ég^gent enfin des formes prototypiques K » Ajpgj, ^p l'ijYPU m0me (|q l'^n (jes plu§ ^rnjpe^t§ p^FtUa|[i§ de réVQJwtiQf] pf^r descendeipce fggdifj^e^ {] t^'if a {nqs filiatiçn entre nQ§ sfrtjre^ fores,j;jers Qonlie];flpQrain| et les prqtQtypeg qqi ont appari} (^V^^t l'èf.^ ffiftiq^re^,
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