‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 176 sur 197 · Trouessaut, les Microbes, page · texte numérisé non relu

Trouessaut, les Microbes, page

m. Nombre immense des microbes dans l'air, dans l'eau, dans LE SOL. — Tant que les microbes rencontrent dans Teau ou dans le sol humide les conditions favorables à leur développement, ils y vivent et s'y multiplient. Mais que le sol vienne à se dessécher; qu'une rivière rentre dans son lit après une inondation; qu'un marais disparaisse par l'évaporation de ses eaux, tous les microbes donnent des spores destinées à assurer leur conservation. Sous cette forme qui leur donne un très petit volume et une grande légèreté, dès qu'elles so^t desséchées,. et seulement alors, ces spores sont emportées par le moindre soufûe de vent comme une fine poussièrequi flotte au loin ; elles constituent ce qu'on appelle les germes de VairK

Le docteur Miquel, qui à l'observatoire de Montsouris est chargé de jauger les germes de l'air, a calculé qu'une masse d'air qui' parcourrait Paris à raison de 4 mètres par minute, entraînerait par jour 40 milliards de bactéries.

D'après les mesures du même savant, l'eau de la Seine prise à Bercy, en amont de Paris, renfermerait près de 5 millions de germes par litre; prise à Asnières, en aval, elle en renferme par litre 12 millions et demi 2.

Les bactériens contenus dans le sol de nos régions appartiennent surtout au genre bacillus, dans la pro-

i. TR0UEssART,7es Mtcrobes, page 150.

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