‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 27 sur 197 · V. — Rcsiinié et coucUisioii · texte numérisé non relu

V. — Rcsiinié et coucUisioii

I. Le cerveau. — A. Dans ses rapports généraux avec la matière vivante, le cerveau est soumis aux conditions qui sont communes à tous les organes corporels, à savoir : circulation du sang oxygéné, certaine élévation de température, etc.

B. Dans ses rapports particuliers avec la matière vivante, le cerveau doit son caractère propre, son originalité, d'abord à la place topographique qu'il occupe dans le plan corporel (il en est de même pour chaque organe corporel), puis à certaines conditions physiques et chimiques, telles que les cellules gri?es et les graisses phosphorées.

IL L'ame. — A. Dans ses rapports (jénéraux avec l'énergie vitale, l'âme ou fonction du cerveau est soumise aux conditions communes à toutes les fonctions

LA MATIÈRE, L'ÉNERGIE, LA VIE, L'aME 09

organiques ; ses produits, à savoir, les faits psychiques, n'apparaissent qu'à la suite de réactions physico-chimiques. Ces réactions attestent que c'est bien l'énergie potentielle du tissu cérébral qui se convertit en chaleur, en électricité; c'est-à-dire dans les formes de l'énergie actuelle ; or il en est ainsi pour toutes les fonctions organiques.

B. Dans ses rapports particuliers avec l'énergie vitale, l'âme ou fonction du cerveau doit son caractère propre, son originalité, à la nature de ses produits psychiques, de môme que la fonction de chaque glande doit son originalité à la nature du produit spécial que fabrique la glande.

La nature de la pensée semble être une forme particulière de l'électricité. nerveuse.

GHAPITUE V

LE DOMAINE DE LA METAPHYSIQUE 1 . — La Forme .

I. La forme n'est pas explicable par les lois physiques. — 11 est chez les êtres quelque chose qui, non seulement n'est pas expliqué, mais n'est môme pas explicable par les lois physiques, chimiques et mécaniques ; ce quelque chose, c'est la forme qu'affecte chacun des êtres. En effet:

do Les lois naturelles expliquent très bien comment le chlorure de sodium, par exemple, cristallise en cubes, c'est-à-dire quelles sont les conditions de cette cristallisation ; mais elles sont impuissantes à expliquer pourquoi le chlorure de sodium revêt la forme cubique plutôl que toute autre.

Ce que nous venons de dire du chlorure de sodium s'applique à tous les minéraux;

2^^ Les lois naturelles expliquent très bien comment le gland, en évoluant en chêne, se nourrit, s'accroît et

LA. MATIÈRE, L'ÉNERGIK, LA VIE, L'aMK 71

vieillit ; mais elles sont impuissantes à expliquer pourquoi le gland évolue sous la forme que nous appelons chêne.

Et ainsi de tous les végétaux ;

3^ Les lois naturelles expliquent très bien comment un animal se nourrit, grandit et vieillit ; mais elles sont impuissantes à expliquer pourqtioi un ovule fécondé revêt telle forme ou telle autre.

Non seulement les lois naturelles n'expliquent pas les formes des individus, mais rien dans l'essence des individus n'implique virtuellement l'idée de forme ; l'idée dé forme est absolument en dehors du concept des lois naturelles; elle est au-dessus de ce concept. Les lois naturelles acceptent la forme comme un fait irréductible; elles partent de la forme pour étudier et expliquer tout le reste. Il y a donc dans la nature quelque chose qui n'est pas du domaine des lois physiques ; ce quelque chose, c'est la forme; c'est à la forme que commence le domaine de la métaphysique.

IL La forme vivante comprend deux choses, le plan

STRUCTURAL ET LE TYPE FONCTIONNEL. — La formC chcz

les êtres vivants comprend deux choses : le plan structural et le type fonctionnel.

A. Plan structural. — - On sait quelle est la variété des plans structuraux chez les végétaux et les animaux.

B. Type fonctionnel. — Ce sont les fonctions envisagées abstraitement, en dehors de toute structure particulière d'appareil; telle est, par exemple, dans

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iZ I.A CALSK PREMIERE

le règne organique entier, la respiration chez les végétaux et chez les animaux ; puis, dans le règne animal seul, la respiration chez les insectes, chez les poissons, chez les mammifères, etc. On sait que chez les insectes elle se fait par des trachées; par des bi'anchies chez les poissons; par des poumons chez les mammifères, etc. La fonction est la même, mais les appareils et le mécanisme sont différents.

En comparant les végétaux et les animaux au point de vue des fonctions, on reconnaît les deux points suivants : ■ ' -

i^ Les végétaux et les animaux vivent; de là vient qu'on trouve chez les uns et les autres la communauté d'appareils d'évolution, de nutrition, de reproduction ;

20 Seuls les animaux sentent ^i pensent', de là vient qu'on trouve chez eux seuls un système propre d'appareils qui permettent à Tanimal de sentir et de penser : c'est le système nerveux.

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